Mercredi soir, c’était le gala de fin d’année de l’école de danse de Saint-Martin de Ré, école dirigée par Dominique Le Gall, qui fonctionne comme l’année scolaire.
Tout d’abord, Honneur aux petites, avec les poupées.
La Région vient de traverser un épisode orageux qui a déversé une véritable pluie de mousson sur la fin de la fête de la musique à La Rochelle, autour de deux heures du matin. L’île de Ré n’a pas été épargnée. Jamais le jardin n’a été si vert en cette saison.
La fête de la musique j’en parle mais je n’y étais pas en fait. Non pour moi, ça été la fête sur l’ordinateur tout vendredi et le week-end dernier avec 130 pages de textes à relire. Mince alors, on lui demande 80 pages minimum pour son Master 1 et elle en produit 130. Je redoute déjà le doctorat !
Marcussette, mon historienne de fille, ne fait pas les choses à moitié. Je me demande de qui elle tient cette facilité à “pisser de l’encre” ? Et en plus, des fautes, il n’y en avait pas tant que ça.
Les Rochelaises devant la justice - Les femmes à travers les audiences du tribunal de justice correctionnelle de l’arrondissement de La Rochelle (1825-1894). C’est le thème de recherche qu’elle a choisi. Un travail qui l’a amenée a disséquer quelques 1550 affaires de police et de correctionnelle exhumées des archives départementales et municipales, à en extraire des statistiques, à développer son point de vue, une étude qui révèle au final une toute autre image de la femme que celle de la femme soumise du XIXe véhiculée dans la mémoire collective. Je n’en dirai pas plus mais j’ai trouvé cela passionnant.
Cette lecture confirme plus que ne révèle son talent et je suis très fier d’elle. Mais elle a beaucoup donné, il était temps que cela se termine. Chris, qui a relu aussi les textes au fil de l’eau avant moi, craignait le pire pour la séance de travail en commun pour mes conseils techniques relatifs à la mise en forme tant elle sait que je suis chiant exigeant. Séance épique non stop de 21 H à 04 heures du mat. dans la nuit de vendredi à Samedi. Tout s’est bien passé.
Alors non la fête de la musique le lendemain ce n’était pas pour moi.
Tranquille alors ? me direz-vous. Même pas ! il fallait bien faire le taxi pour récupérer Marcussette (junior) et sa copine à La Rochelle. C’est quelque chose que je ne confie à personne en pareil cas. Rouler prudemment surtout, je sais que cette nuit où l’alcool coule à flot est hélas souvent aussi synonyme de sorties supplémentaires pour les sapeurs-pompiers.
Pleine lune le 18, orages, variations subites de température, insomnie,travail supplémentaire, déplacements fréquents… Bref, tout converge à faire de toute cette semaine une période difficile. Alors ne m’en veuillez pas si je prends un peu de champ depuis quelque temps. Vous savez pourquoi. Pour moi comme pour Chris, l’heure est à la RÉ-CU-PÉ-RA-TION !
Petite semaine de vacances qui débutte ce soir, mais est-ce que ce sera bien des vacances ? Car il y a encore mille et une chose à faire à commencer par le gala annuelle de l’école de danse mercredi, leur dernier peut-être. Entrées toute petites, elles y sont désormais les plus grandes. Puis, jeudi, aller à Poitiers pour prospecter un logement pour la future étudiante…
Franchement, parent, c’est pas un boulot, c’est un sacerdoce. Mais ça -si vous avez cette chance-là- vous le saviez déjà, n’est-ce pas ?
La nouvelle risque de faire grand bruit, tant “le glacier” sur l’île de Ré est une véritable institution.
la Gelatteria del Mare se trouve rue du Marché, à La Flotte, juste en face de la pharmacie Clisson.
J’ai été séduit par le goût subtil des différents parfums proposés qui restent cependant -et c’est tant mieux je trouve- dans une variété de choix réaliste. Les glaces sont préparées sur place par Stéphane, artisan glacier, qui propose des glaces dont la filiation italienne avec celle des meilleurs glaciers italiens est évidente.
D’ailleurs, hormis le nom de l’établissement, la référence à l’Italie est omniprésente : au mur la reproduction d’une fresque en céramique, au plafond un lustre de Murano, mais le plus important est sans conteste dans les bacs. J’ai été séduit -et Chris aussi- par le parfum subtil et naturel des glaces aux fruits de Stéphane. Mais il y a aussi une très jolie gamme de glaces au chocolat.
A la suite de mon précédent billet, Cathiminie -qui nous fait l’amitié de venir régulièrement commenter ici depuis la Suisse- nous apprend que sa fille se présentait au concours de ce qui est, chez elle en Helvétie, l’équivalent, chez nous en France, de l’école normale (ou IUFM), dont la mort est d’ailleurs plus ou moins programmée à brève échance en raison de la réformite aiguë qui sévit dans notre pays.
Comme je suis plutôt un fan des institutions de nos amis suisses, plutôt méconnues chez nous il faut bien le dire, j’en profite pour rappeler que les 26 cantons suisses sont autonomes constitutionnellement. Ce sont des États qui ont chacun leur constitution, leur parlement local et leur gouvernement. Ils exercent un pouvoir législatif, judiciaire, fiscal et administratif très étendu.
Seules, la monnaie, les affaires étrangères et l’armée relèvent des seules autorités fédérales. On continue de dire là-bas confédération pour des raisons historiques.
Ainsi, un certain nombre de domaines et pas des moindres sont gérés au niveau cantonal et restent du ressort des Cantons.
Il s’agit principalement de : l’éducation (sauf les universités fédérales), la gestion des hôpitaux (sauf les hôpitaux communaux et privés), la construction et l’entretien de la majorité des routes (sauf les autoroutes et routes nationales) et la police (contrairement à l’armée), ainsi que les compétences à caractère sociales ou encore le contrôle de la fiscalité, la justice et -question sensible- les questions linguistiques.
L’éducation est une compétence générale des cantons et une compétence d’exception de la confédération : seulement pour les universités fédérales.
Ainsi, prenons l’État de Fribourg, par exemple, où vit cathiminie.
Cet État dispose d’un gouvernement (appelé Conseil d’État), et d’un “ministre de l’éducation” (Conseiller d’État) en la personne de Mme Isabelle Chassot qui dirige la Direction de l’instruction publique, de la culture et du sport (c’est le nom que l’on donne à son département ministériel).
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A ce propos… Puisqu’il est question ici d’éducation et de baccalauréat, j’ai trouvé une pépite sur le site du PS de l’île de Ré.
Oui oui ! N’en doutez-pas, il y a bien une section du PS sur l’île de Ré, de même qu’il y a bien des poissons volants dans l’océan (pacifique il est vrai).
Cette anecdote croustillante explique peut-être pourquoi la suppression de l’examen du baccalauréat serait également dans les projets de M. Darcos, notre Ministre français de l’éducation nationale.
Si vous voulez connaître le détail de la suite judiciaire et des prolongements administratifs donnés à l’époque à cette affaire ténébreuse affaire judiciaire périgourdine, je vous invite à le lire ICI.
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Simplement une toute dernière précision : Mme Isabelle Chassot dont je parlais plus haut est avocate de profession. Les suisses ont bien raison. L’éducation est une chose trop sérieuse pour la confier à un ancien prof.
Allez Cathiminie, une pensée pour toi, et vive la Suisse libre !
Oui je sais, les habitués ne vont pas me louper, car je leur ai déjà fait le coup. Souvenez-vous.
Mais est-ce un crime de repasser une si belle musique ?
Surtout que cette fois, les photos ne sont pas de moi, mais de Marcussette Junior, qui, voyant que j’étais occupé sur skype avec ma grande sœur Michèle, est allée prendre spontanément ces photos pour moi.
Précisément, demain c’est le dernier round du bac ES de la candidate qui a parfaitement assurée jusqu’ici.
Cet après-midi, j’ai appelé au téléphone le proviseur adjoint de son lycée pour, m’assurer de la réglementation sur l’utilisation des calculettes programmables (plus anxieux que moi… ça n’existe pas). Il m’a confirmé ce que j’avais déjà lu par ailleurs. J’en ai profité pour lui dire combien j’avais apprécié cet établissement -où j’avais siégé au CA en qualité de représentant des parents d’élèves- ajoutant que c’est avec nostalgie que ma fille avait quitté son lycée cette année pour tourner la page -ce qui n’est pas rien- sur sa scolarité dans l’enseignement secondaire, enfin… “en principe” m’empressais-je d’ajouter.
Il m’a répondu : “Tranquillisez-vous. Ce serait pourtant avec plaisir, mais je n’imagine pas un instant la revoir à la rentrée.”
Fierté paternelle, puissance 7 ! Elle est où la formule, sur sa calculette ?
En attendant, voilà ses photos pour vous qui, éventuellement, êtes dans la grisaille, mais ça va s’arranger… sûrement.
Il était une fois dans l’Ouest… à Rivedoux, mercredi soir 18 juin 2008.
Je vais vous faire une confidence.
Ce qui est chouette avec l’Euro Foot, quand on est un européen convaincu comme je le suis, c’est que, quel que soit le score après le coup de sifflet final …
A l’hiver 1941, à 19 ans, Micheline avait même gagné un concours de chant organisé par Filmagazine.
Elle devait monter à Paris, auditionner et puis voilà…
Elle a rencontré papa !
Ma sœur Michèle est venue, la guerre a passé avec ses aventures rocambolesques, dangereuses. Puis mon frère Jean-Pierre est arrivé et enfin moi, beaucoup plus tard… car la pillule n’existait pas comme le chantait Nicolas Peyrac.
Ses rêves de jeune fille se sont dissipés, brisés sur les dures réalités de l’existence au profit d’autres plus modestes, mais pas forcément moins nobles : traverser cette sombre période de l’histoire, fonder une famille, se débrouiller avec les restrictions, se démener pour notre éducation, avoir sa première machine à laver, le chauffage central enfin, une salle de bain décente, voir passer (surtout passer) les trente glorieuses…
Mais pour Micheline, femme au foyer, toujours au service de son mari, de ses enfants, ont-elles vraiment été si glorieuses, toutes ces années ?
Je crois bien que oui finalement, dans l’unité de sa famille et l’amour de son mari, de ses enfants.
Le temps a passé, les enfants ont grandis, puis sont partis… Voir venir à son tour ses petits enfants, ses arrières petits-enfants… Vieillir.
Micheline disait toujours : “chez moi, c’est là où se trouvent mon mari et mes enfants.” Je ne connais pas plus belle définition du foyer.
Parce qu’il n’y a désormais pas d’autre solution lorsque l’on rentre en dépendance, son “chez elle” -qui ne l’est pas vraiment et qui ne le sera probablement jamais- c’est désormais une petite et coquette maison de retraite, ici sur l’île de Ré. Elle est située à quelques coups de pédale de chez Michèle qui lui rend visite pratiquement chaque jour. Elle se trouve à quelques kilomètres à peine de chez moi.
J’avais demandé à Michèle de voir, à l’occasion d’un passage avec maman dans la maison des parents, si elle pouvait essayer de retrouver avec elle ce vieux Filmagazine de 1941 sur lequel maman était en photo.
La mémoire est parfois surprenante.
Maman n’a pas hésité un instant en indiquant l’endroit précis où, délicatement pliée dans une pochette et précieusement conservée, se trouvait cette vieille revue cinématographique jaunie par le temps, ultime fragment de son rêve brisé de gloire et de célébrité.
Remarquez, comme je lui ai dit un jour sans grande délicatesse : commencer une carrière sous l’occupation, ce n’était probablement pas la meilleure chose à faire.
A dire vrai, ce n’était pas très intelligent comme réflexion, d’autres ont bien réussi malgré tout. Allez Maman, je vais essayer de me faire pardonner, grâce à l’internet, tu vas l’avoir ton heure de gloire.
Et vous autres, retenez bien son prénom : Elle s’appelle Micheline !
Veillée d’arme ce soir bac Marcussette Junior - stop - Parents plus stressés que candidate - stop - Finalisation mémoire master 1 Marcussette Senior - stop - Parents très impressionnés par leur travail - stop - C’est chouette de voir ce que les enfants arrivent produire après être passés à école de la République - stop - Un grand merci à tous les enseignants - stop -
Du taf à l’usine aussi - stop - semaine chargée - stop - En conséquence, pas vraiment le temps de bloguer (1)- stop et fin - Signé Marcus.
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Étonné, mais entre nous, JE M’EN CONTREFICHE. Parce s’il y a bien un bourrin dans cette maison, c’est moi !