Logements sociaux à Saint-Martin, le bout du tunnel ?

Souvent critiquée, la politique des communes rétaises en matière de logement social, fait débat. Qu’en est-il précisément à Saint-Martin de Ré ?

1- En reprenant l’état des réalisations et des projets en cours, il est permis de dresser le constat de l’existant :

  1. Atlantic Aménagement (ex-Foyer de la Charente-Maritime) dispose à Saint-Martin de Ré d’un parc de 163 logements :
  2. - Avenue de la plage : 34 logements ;
    - Clos Wilson : 6 logements ;
    - Immeuble Vauban : 20
    - Place du 11 novembre : 7 logements ;
    - Immeubles : Baleine, Chauveau, Chanchardon : 20 logements ;
    - Avenue de Philippsburg : 49 logements ;
    - Clos du rempart : 10 logements ;
    - Place du 8 mai 1945 : 17 logements.

  3. Le CIL , pour sa part, compte 17 logements :
  4. - Passeroses : 14 logements ;
    - Passeroses (immeuble Marot): 3 logements.

  5. Enfin, la commune dispose de 4 logements communaux :
  6. - École : 3 logements ;
    - Port : 1 logement.

Alors bien sûr, certaines de ses réalisations sont souvent anciennes, remontant parfois aux années soixante-dix, notamment dans le quartier de la Cible. Les logements les plus anciens ont d’ailleurs donné lieu à des programmes d’amélioration et de mise aux normes.

2 - Quels sont maintenant les projets à court et moyen terme ?

Il faut bien dire les choses comme elles sont, la décision de déplacer la gendarmerie, a sérieusement compliqué la tâche de la municipalité.

Cette question étant réglée (choix définitif du terrain, programmation des travaux et du déménagement des gendarmes), la commune a d’ores et déjà lancé, avec son partenaire Atlantic Aménagement, un programme de 7 logements sur l’avenue de Philippsburg pour lequel le permis de construire est accepté.

Elle dispose par ailleurs à côté de la future Gendarmerie, d’un terrain de 1200 m qui restera dédié au logement social.

Enfin, et c’est peut-être le plus important, le départ prochain des gendarmes de l’actuelle gendarmerie crée une opportunité pour la commune et son partenaire habitat 17, l’office départemental d’HLM de la Charente-Maritime, propriétaire des lieux.

En effet, dans un courrier reçu en mairie le 19 avril 2006, le président d’Habitat 17 (M. Bernard Rochet), sollicité par le Maire de Saint-Martin, indique, je cite :

    « Suite à la visite de deux de mes collaborateurs sur le site de la gendarmerie en votre présence, j’ai le plaisir de vous confirmer l’engagement d’Habitat 17 à réhabiliter les logements et bureaux existants en logements locatifs sociaux, cette opération pouvant être complétée par la réalisation de pavillons neufs, eu égard à la configuration et à la contenance du terrain d’emprise.
    Compte tenu du déménagement prévisible de l’actuelle gendarmerie en 2008, il me paraÎt envisageable de programmer en début d’année 2007 le choix de l’architecte qui sera missionné pour la réalisation globale de ce projet , qui pourrait aboutir à la livraison de vingt à vingt-deux logements.
    Mes services se tiennent bien entendu à votre disposition pour tout renseignement complémentaire que vous jugeriez utile d’obtenir. »

On ne peut donc être plus clair et plus réactif compte tenu des circonstances puisque, sans même attendre le transfert effectif des gendarmes dans leurs futurs locaux, un architecte sera missionné par Habitat 17 en vue de préparer l’opération pour que le projet puisse démarrer et la livraison intervenir dans les meilleurs délais possible après leur déménagement.

Alors, 163 logements + 7 + 22 à venir Insuffisant me direz-vous ? Possible !
Ceci étant, je ne peux que constater (regretter) que toutes les communes rétaises n’affichent pas un parc de logements sociaux et des perspectives comparables de création de logements.

Richard Auger (Marcus)

8 réponses à “Logements sociaux à Saint-Martin, le bout du tunnel ?”

  1. elcab dit :

    Mon cher Richard, je t’informe que le MDR titre à la une que:

    “C’est un dossier pourri, le l’ai repassé à Markus.”

    Tu vois que tu as du pain sur la planche.

  2. marcus dit :

    Mon cher, je ne lis pas la “presse” à scandale.

    Fais en donc autant. C’est moins difficile mais c’est tout aussi nécessaire que d’arrêter de fumer.

    Avant de partir, (ou de vous faire virer) va donc lui coller de ma part l’adresse http://marcus.retais.fr un peu partout y compris dans ses archives et je te décore. :)

  3. elcab dit :

    Ce n’est pas pécher, Monseigneur, que de lire les titres de Ici Paris, Paris Match, le Canard Enchainé, Charlie Hebdo ou le MDR ( Don Camillo )

  4. zablo dit :

    Je le trouve bien “quantitatif ” ce dossier en première lecture et les chiffres en eux-mêmes ont du mal à m’éclairer vraiment. N’y aurait-il pas des éléments un peu plus “qualitatifs” à se mettre sous la dent. Avant de se réjouir du fait que l’opérateur Habitat 17 (l’Office Départemental d’HLM de la Charente-Maritime) en soit déjà à programmer la mission d’un architecte, ne serait-il pas plus logique de ne pas mettre la charrue avant les bœufs et d’expliquer plutôt selon quels critères politiques sera choisi l’opérateur lui-même ?

    Il n’y a pas qu’Habitat 17 dans les parages. Ainsi l’hypothèse “Atlantic Location Accession”, Société Coopérative d’HLM du Groupe 2A mériterait d’être sollicitée ; et cela notamment parce que les quelques 150 coopératives HLM environ actuellement existantes en France sont, parmi tous les bailleurs sociaux, beaucoup plus avancés (par nature) et innovantes aujourd’hui sur la problématique “Location Accession à la Propriété” qui me semble particulièrement adaptée à Saint-Martin.

    Si j’exprime cette préférence personnelle c’est pour souligner que l’on ne peut pas parler ainsi de logement social de manière abstraite, neutre, strictement quantitative. Les approches possibles sont multiples dans ce domaine et supposent au préalable des choix politiques clairement débattus et démocratiquement tranchés.

    La question du choix de l’architecte par Habitat 17 en ce qui concerne la Gendarmerie est plutôt anecdotique à ce stade. J’aimerais par contre mieux comprendre les choix économiques et sociaux qui ont été faits ou qui devraient être faits sur les 7 logements de l’avenue de Philippsburg et sur ceux du site de la Gendarmerie (22, vraiment ?). A quel profil d’habitants pense-t-on ? S’agit-il de loger des familles ? De jeunes travailleurs en début de parcours professionnel ? D’ouvrir une perspective d’accession à la propriété sur tout ou partie des programmes ? etc… etc…

    Bref, le choix d’un architecte c’est pour lui faire exécuter un “programme”. C’est quoi le programme ?

  5. zablo dit :

    Oups ! Sur ce coup là je suis un âne…, Richard m’apprend que le problème ne se pose pas exactement dans ces termes dans la mesure où la Gendarmerie appartient déjà à Habitat 17.

    Enfin, une moitié d’âne car l’esprit du commentaire reste toujours le même. Quel type d’habitat ? Pour qui ? au service de quelle politique économique et sociale ?

    Ce ne sont pas des questions pièges, ce sont des questions finalement difficiles sur lesquelles j’aimerais bien entendre les uns et les autres.

  6. marcus dit :

    Tu as évoqué Olivier, dans ton commentaire, la question de l’accession à la propriété sur tout ou partie des programmes. Cette formule présente, s’agissant de l’île de Ré et de ses tentations spéculatives, plus d’inconvénients que d’avantages.

    Je crois qu’il y a un accord assez large sur la question. C’est bien un parc de locatif à l’année et à loyers modérés qui fait défaut à l’échelle de l’île toute entière et c’est bien le secteur locatif qu’il faut développer et maintenir. Enfin, à mon avis.

  7. marcus dit :

    elcab : “Ce n’est pas pécher, Monseigneur, que de lire les titres de Ici Paris, Paris Match, le Canard Enchainé, Charlie Hebdo ou le MDR ( Don Camillo ).”

    C’est vrai Don Camillo, mais tu dois être bien masochiste car je me suis laissé dire que Hotdna ne te ménageait pas. Il est plus en plus mal entourré, cela doit déteindre sur son comportement et sa rédaction. Il a été en meilleure forme. ;)

  8. zablo dit :

    Sur le choix “locatif/locatif” ou “location/accession” et les besoins réels de l’Ile-de-Ré il y a, à mon humble avis, de fausses évidences. Mais cette question mérite au moins un blog dédié à la question… m’en vais réflechir à la chose.

    Pas trop longtemps, d’ailleurs, car voilà qui est fait ;-)