Les négriers des temps modernes

Alors que la France et ses grands ports de l’atlantique notamment se remémorent leur passé esclavagiste, je suis interpellé par une nouvelle que je souhaitais vous faire partager.

Le Monde - AFP 13.05.06 | 10h38 : Navire fantôme avec 11 immigrants africains momifiés retrouvé à La Barbade

Alors bien sûr, me direz-vous, personne n’a forcé ces Africains à monter dans ce bateau. La différence est de taille.
Il n’en reste pas moins que ceux qui font commerce de la misère de ce continent et qui les ont abandonnés en pleine mer à leur triste sort, loin des routes maritimes, ne sont pas si loin que cela des négriers des siècles passés.
Les lois de contrôle de l’immigration ont au moins un effet certain : concourir à enrichir davantage ces négriers des temps modernes en faisant monter le prix du voyage pour les candidats à l’immigration clandestine. Sans doute aggravent-elles aussi le risque de ne jamais voir la terre promise, ni même revoir l’Afrique.

Richard Auger (Marcus)

5 réponses à “Les négriers des temps modernes”

  1. elcab dit :

    Comme dans tous les domaines, l’appât du gain pousse des tas de gens à faire tout ce qui est le plus ignoble.

    Le monde est gouverné par l’argent, que ce soit les grands groupes pharmaceutiques, les pétroliers, les groupes alimentaires etc…

    Le plus grave c’est que toutes ces puissances arrivent même à piloter bon nombre de pays et de gouvernements.

    Même lors des héritages on voit des familles entières se déchirer pour les petites cuilleres en argent de la grand-mère.

    Comme le disait si bien Sacha Guitry ” ma mort approche je sens ces mains qui bientôt vont fermer mes yeux et ouvrir mes armoires”.

  2. sacrum dit :

    Cher Elcab, c’est pas du beau Sacha, c’est du Grand Jacques, dans le Tango funèbre.

    Ca date pas d’hier c’t'histoire, et le meilleur moyen de ne pas se déchirer pour les petites cuillères en argent, c’est de les vendre et de les transformer en vin blanc qui chacun le sait facilite la diurèse ce qui induit une aération du cerveaux et permet de ne pas mourir complètement gaga, ce qui permet de comprendre qu’on à travaillé toute sa vie pour mettre trois sous de côté pour rien.

    C’est très moral !

    Pour la cohérence de ce que j’avance et préserver l’esprit du Grand Jacques voici à peu près le texte de la chanson, ça animera le site pendant les travaux.

    Ah je les vois déjà,
    Me couvrant de baisers
    Et s’arrachant mes mains
    Et demandant tout bas
    Est-ce que la mort s’en vient
    Est-ce que la mort s’en va
    Est-ce qu’il est encore chaud
    Est-ce qu’il est déjà froid
    Ils ouvrent mes armoires
    Ils tâtent mes faïences
    Ils fouillent mes tiroirs
    Se régalent à l’avance
    De mes lettres d’amour
    Enrubannées par deux
    Qu’ils liront près du feu
    En riant aux éclats
    Ah Ah Ah Ah, Ah Ah Ah Ah !

    Ah je les vois déjà,
    Compassés et frileux
    Suivant comme des artistes
    Mon costume de bois
    Ils se poussent du cœur
    Pour être le plus triste
    Ils se poussent du bras
    Pour être le premier
    Z’ont amené des vieilles
    Qui ne me connaissaient plus
    Z’ont amené des enfants
    Qui ne me connaissaient pas
    Pensent aux prix des fleurs
    Et trouvent indécent
    De ne pas mourir au printemps
    Quand on aime le lilas
    Ah Ah Ah Ah, Ah Ah Ah Ah,

    Ah je les vois déjà
    Tous mes chers faux amis
    Souriant sous le poids
    Du devoir accompli
    Ah je te vois déjà
    Trop triste trop à l’aise
    Protégeant sous le drap
    Tes larmes lyonnaises
    Tu ne sais même pas
    Sortant de mon cimetière
    Que tu entres en ton enfer
    Quand s’accroche à ton bras
    Le bras de ton quelconque
    Le bras de ton dernier
    Qui te fera pleurer
    Bien autrement que moi
    Ah Ah Ah Ah, Ah Ah Ah Ah !

    Ah je me vois déjà
    M’installant à jamais
    Bien triste bien au froid
    Dans mon champ d’osselets
    Ah je me vois déjà
    Je me vois tout au bout
    De ce voyage-là
    D’où l’on revient de tout
    Je vois déjà tout ça
    Et on a le brave culot
    D’oser me demander
    De n’plus boire que de l’eau
    De n’plus trousser les filles
    De mettre de l’argent de côté
    D’aimer le filet de maquereau
    Et de crier vive le roi
    Ah Ah Ah Ah, Ah Ah Ah Ah !

    Y’a pas de morale !
    Mais faut garder le moral… et les petites cuillères.

  3. marcus dit :

    Elcab a dit : Le monde est gouverné par l’argent, que ce soit les grands groupes pharmaceutiques, les pétroliers, les groupes alimentaires etc…

    Et permets moi d’ajouter le complexe militaro-industriel contre lequel Eisenhower avait lui-même mis en garde la nation américaine.

    Je vous invite à jeter un coup d’œil ICI, c’est juste à côté de Tucson en Arizona

    Avec la moitié de ce qu’il y sur ces parkings, en prenant la valeur valeur à neuf de ces appareils destinés pour la plupart à être cassés, il est probable que les problèmes d’irrigation du continent africain auraient été réglés pour quelques siècles.

  4. elcab dit :

    Désolé, sacrum je persiste et je maintiens que cette citation est bien de Sacha Guitry 1885-1957.

    J’ai vérifié dans : La mort vous va si bien.

    “Ces mains qui fermeront mes yeux et ouvriront mes armoires”.

  5. sacrum dit :

    Exact cher Elcab, d’ailleurs la trouille qu’inspirait la mort à Guitry aurait dû me rendre plus prudent dans mon affirmation.
    Mais tout le monde peu se tromper comme disait un hérisson en descendant d’une brosse à reluire.

    A propos de Guitry et de la mort une boutade assez connue mais toujours savoureuse :

    Lors d’un enterrement, Sacha Guitry, marié à Yvonne printemps, qui ne se privait pas pour lui faire porter les cornes de son impuissance l’agresse en ces termes : ” Quand vous serez morte, ma Chère, je vous ferais graver en épitaphe : enfin froide ! ”

    Et Yvonne Printemps de lui retourner le compliment : ” Si vous mourrez avant moi la vôtre sera : ” Il est enfin raide ! ”

    C’était pour faire avancer le schmilblick.