Nécessités thérapeutiques… Et puis quoi encore !

Marre de la langue de bois !

Au moment où s’ouvre la saison estivale, une personnalité néo-rétaise ô combien médiatique est placée sous les projecteurs de l’actualité judiciaire.
En effet, le célèbre ostéopathe Pierre Pallardy, auteur de nombreux best-sellers, est dans les soucis judiciaires.

Selon le journal le Parisien du 20 juin 2006, “LE CÉLÈBRE ostéopathe Pierre Pallardy, 65 ans, a été mis en examen hier (19 juin) pour « viol » et « agression sexuelle » par le juge d’instruction parisien Yves Madre, à la suite de nouvelles plaintes déposées par des patientes.”

Bien sûr, il importe de respecter la présomption d’innocence, l’instruction suivra son cours et débouchera éventuellement sur un renvoi devant une juridiction de jugement. Laquelle ? tout dépendra de la qualification pénale définitive des faits qui seront le cas échéant établis.

Sous cette réserve, je vous livre tout de même quelques réflexions personnelles :

D’emblée une constatation s’impose : mis à part le journal le Parisien qui lui a consacrée une série de trois articles et une mention dans un flash de France Info et au journal de la santé sur France 5, je trouve personnellement la couverture médiatique de cette affaire bien timide.

Pourtant, quand une personnalité se plait à occuper le devant de la scène, pour faire marcher sa petite entreprise, le juste retour des choses serait de voir les media s’intéresser à cette même personnalité lorsque la roue tourne.

Certes le phare de Ré s’est fendu d’un article, mais il botte finalement en touche faisant glisser le débat sur le vide juridique de la profession et laissant la part belle à la défense. On en ressort en définitive bien peu informé avec le sentiment qu’il s’agit peut-être d’une caballe. Il vaut mieux lire le Parisien.

Contrairement à ce que dit le Phare de Ré, ce n’est pas le magistrat instructeur qui a décidé de le laisser en liberté mais le juge des libertés et de la détention alors que (toujours selon le Parisien) le ministère public avait pris des réquisitions de placement en détention provisoire, celles-ci n’ont pu être prises sans que le juge d’instruction en fit la demande. Au demeurant la détention provisoire aurait été justifiée à la lecture de l’article 144 du code de procédure pénale (pour empêcher une pression sur les témoins ou les victimes et leur famille et prévenir le renouvellement de l’infraction).

Justice à deux vitesses ne manqueront pas de dire certains. Je suis de ceux-là !
Espérons au moins que le contrôle judiciaire lui interdit la poursuite de ses consultations.

Les propos prêtés à Pierre Pallardy dans un précédent article du Parisien le 17 juin 2006, s’ils sont exacts, me laissent perplexe. Le journal indique : “Pour sa défense, Pierre Pallardy, qui n’est pas médecin, a minimisé les faits et a indiqué que certaines pratiques rentraient dans le cadre du “traitement.”

Hormis le fait que cette assertion est choquante et en heurtera plus d’un(e) à commencer chez ses collègues, elle est également osée au regard de la définition des infractions sexuelles prévues par le code pénal, notamment celle du viol aggravé lorsqu’il est commis par une personne qui abuse de l’autorité que lui confèrent ses fonctions.

Allez, pour finir sur une note plus légère… pour un sujet qui ne l’est pas du tout et qui fait causer vous vous en doutez sur Ré la Blanche, à Saint-Martin de Ré tout particulièrment, j’entrevois maintenant des conversations sympathiques chez certains couples rétais.

Conversation imaginaire :

    - le mari : dis donc… ton ostéopathe…
    - la femme : oui… quoi donc mon chéri ?
    - le mari : est-ce qu’il t’a violée ?
    - la femme : moi ? non ! Jamais !
    - le mari : ah… je me disais aussi, ça m’aurait étonné !

Affaire à suivre…

Richard Auger (Marcus)

27 réponses à “Nécessités thérapeutiques… Et puis quoi encore !”

  1. elcab dit :

    Il est certain que le traitement n’est pas le même quand on est pauvre et malade que lorsque l’on est riche et bien portant.

    Malheur au pauvre quidam et bénédiction à ceux qui sont bien en vue ou qui ont le bras long.

    Force est de constater quotidiennement que l’absolution est plus aisée à obtenir quand on a de gros moyens ou des pouvoirs étendus voire même de gros appuis politiques.

    Le traitement de telles affaires par les médias n’a pas non plus la même résonnance!!!

  2. marcus dit :

    Cher elcab, tu vas un peu vite en besogne.
    L’absolution n’est pas un terme juridique. Transposé en droit pénal ce serait soit un non lieu soit un acquittement mais la personne mise en examen (Pierre Pallardy) n’en est certainement pas encore là.
    La Justice n’est pas au bout de cette affaire dont l’instruction ne fait que commencer.
    Pour une fois, le JLD (juge des libertés et de la détention) appelé par dérision le juge de la détention par les avocats de l’affaire d’Outreau, aura pris une décision contraire à la demande du magistrat instructeur et du parquet. Dont acte !
    Mais je suis un peu surpris, j’avais envie de le dire publiquement. C’est fait !
    Idem en ce qui concerne la couverture médiatique de cette affaire. Mais attendons la suite, nous verrons bien.
    En tout cas, pour le juriste que je suis, cette affaire sera très intéressante car elle devrait s’articuler autour des notions de consentement et d’abus de l’autorité conféré au thérapeute par ses fonctions et son renom.
    Quoiqu’il en soit, il semble bien que la tenue de rigueur pour la consultation de ces dames était le nu intégral… c’est déjà un bon début.

  3. marcus dit :

    Sur le front des media :

    France 5 - Le journal de la Santé 19/06

    TF1-LCI 20/06
    Qui confirme qu’il a été remis en liberté par un juge des libertés et de la détention parisien contre l’avis du parquet.

  4. anguille dit :

    La rengaine “selon que vous soyez puissant puissant (s) ou misérable (s)…” me parait avoir fait long feu, si Pierre Pallardy avait été un parfait anonyme, il n’y aurait pas eu une ligne dans les journaux.
    De plus, comme d’habitude la présomption d’innocence est une vaste foutaise, et les réflexes de lynchage restent parfaitement intacts.

  5. marcus dit :

    Tu as peut-être raison pour le volet médiatisation.

    Anguille dit : si Pierre Pallardy avait été un parfait anonyme, il n’y aurait pas eu une ligne dans les journaux… et Marcus ajoute: et il serait aujourd’hui en détention provisoire, ça fait ni une ni deux !

    Il n’y a pas de lynchage dans mes propos, seulement l’expression d’une profonde indignation qui me semble partagée localement.

    En tout cas, c’est bien mal tombé pour les ostéo qui faisaient une manif pour la défense de leur profession au même moment.
    Lire ici le Forum des osteopathes

  6. anguille dit :

    Elcab :”Il est certain que le traitement n’est pas le même quand on est pauvre et malade que lorsque l’on est riche et bien portant.”

    En fait, je réagissais plutôt à ça…

  7. elcab dit :

    Cette expression a peut être fait “long feu” mais pour moi elle est toujours d’actualité!

    Quant aux “réflexes de lynchage”, loin de moi cette manière de voir ce non évènement qui ne me touche pas du tout, mais qui par contre doit beaucoup toucher (ce n’est pas de l’humour déplacé) celle ou celles qui auraient été victimes de tels actes.

    Affaire à suivre donc ….

  8. marcus dit :

    elcab a dit : “ce non événement…”

    Cher elcab, si les faits s’avèraient, tu aurais au moins raison d’un point de vue statistique :
    - au moins 25.000 cas de viols en France chaque année.
    - un peu plus de 8.000 seulement sont recensés “officiellement”.
    - 96,3 % des agresseurs sont des hommes (statistiques Ministère de l’intérieur 1997)
    - 16,8 % des auteurs condamnés appartiennent à des professions médicales et paramédicales (statistiques Ministère de la Justice 1996). - lire ici -

    Toutefois, ce qui change un peu la donne, c’est précisément l’insularité, ce côté village rétais où une réputation se fait très vite parce que les gens se connaissent et se parlent.
    Il faut le savoir, l’accepter et prendre la mesure des avantages et des inconvénients de cette situation.

    Et dans ce contexte tu pourrais dire aussi “non événement”… parce qu’il m’apparaît, au fil des conversations, que cette affaire ne serait pas, ici sur l’île de Ré, considérée comme une totale surprise par tout le monde et notamment parmi les femmes. Mais je ne pense pas que ce soit cela que tu souhaitais exprimer.

    Je ne rapporte là qu’une impression ressentie au fil des conversations, ce qui ne préjuge évidemment pas, dans mon esprit, des suites judiciaires de cette affaire dans le respect de la présomption d’innocence.

  9. missmusic8 dit :

    Marcus,
    Je trouve ton article et tes différentes réponses sur le sujet Pierre Pallardy tout à fait intéressants et censés.
    Cela fait du bien de voir que des personnes extérieures à ce problème se sentent tout de même concernées et touchées et peuvent par leur analyse aider à peser le pour et le contre.

    Je suis une ancienne patiente de Monsieur Pallardy et j’espère que la justice fera correctement son travail.
    Même s’il a été remis en liberté, c’est un espoir de réparation qui nait.
    Comme tu le dis, la mise à nu est déjà une première atteinte.

    Je voulais juste te saluer.
    Je ne participerai pas plus à ce blog car je pense m’impliquer plus dans l’affaire et m’associer aux femmes qui ont déjà portées plainte.

  10. marcus dit :

    Bonjour,

    Merci de ton message.
    Je ne dis pas témoignage car ce n’est pas le lieu.

    Etre plaignante en matière d’agression sexuelle, confrontée à la négation des uns, au doute insidieux des autres, n’est certainement pas une épreuve facile, mais elle est salutaire.

    Encore une fois, force est de constater qu’il y a du chemin à faire pour faire évoluer les mentalités.
    Par exemple, j’ai été sidéré de lire le communiqué suivant relatif à cette affaire, sous la plume du Dr Gabriel Nahmani, dans la revue d’information médicale en ligne EXPRESSION MEDICALE.ORG

    Sans doute faut-il voir dans ce genre de réactions (et tu en verras d’autres) une motivation supplémentaire pour ne pas rester murée dans le silence et la solitude et aller de l’avant.

    Bien à toi, Marcus

  11. elcab dit :

    Je n’écrirai plus moi non plus sur ce sujet car je m’aperçois qu’il est trop facile en jouant sur les mots de faire dire à quelqu’un différemment que ce qu’il croyait dire.

    En tout état de cause, je te suis tout à fait lorsque tu écris à cette dame, “ne pas rester murée dans le silence et la solitude et aller de l’avant”.

  12. MissRainette dit :

    Vive internet et vive les blogs. J’atterris ici au fil des clics et par amour pour l’ile de ré quand cet article attire mon attention. Quelques mois se sont écoulés, je sais, mais je ne résiste pas à l’envie d’ajouter mon petit commentaire.
    J’avais presque oublié cette séance un jour de 1997 dans le cabinet de Pierre Pallardy où je n’ai jamais remis les pieds, consciente que certains gestes étaient parfaitement déplacés. Les temps qui ont suivi, je me suis souvent sentie nulle de ne pas avoir fait de scandale, une bonne paire de claques était tout indiquée. Ensuite, le temps passant, on finit presque par se dire qu’on a dû un peu tricoter nos souvenirs …Je suis donc heureuse de lire tout ceci et rassurée. J’espère que justement parce qu’il est connu et qu’il profitait de sa notoriété, la justice fera plus que parfaitement son travail.

  13. sl dit :

    Suite à l’article lu dans l’Express, j’ai voulu en savoir un peu plus, étant moi-même une ancienne patiente de P.P. en 1996.
    Je l’ai vu deux fois, et moi aussi je me suis sentie nulle d’être simplement partie, quand au bout de la 2ème séance, après m’avoir demandé de me mettre complètement nue sur la table de “massage”, il s’est positionné devant moi et m’a proposé de “m’évader” avec lui ! “et si on s’évadait tous les deux !”. Il m’a aussi proposé de le payer en liquide 400 F au lieu des 450 F de la première séance car on “se connaissait bien maintenant” !
    A cette époque, j’étais très mal moralement et c’est évident qu’il a essayé d’en profiter. J’espère que la justice fera son travail correctement.

  14. marcus dit :

    Ces derniers témoignages personnels apportent un éclairage sur le contexte des consultations qui intéresserait probablement le juge d’instruction parisien chargé de cette affaire.
    Il s’agit de M. Yves Madre.

  15. miss dit :

    Bonjour ! Je recherchais des infos sur cette “histoire” pour des raisons personnelles et je tombe sur votre blog, Marcus. En effet, aucun vrai scandale ne semble avoir éclaté contrairement à cette histoire du “masseur des stars” sur la côte d’Azur il y a quelques mois. Je ne comprends pas que sur les moteurs de recherche, on ne trouve que des liens pour acheter les livres de ce “monsieur”. Puis-je vous demander ce qui vous as fait commencer ce dialogue, Marcus ? Ou est-ce trop indiscret ? Et j’espère que ces échanges vont continuer en 2007 ! Merci. Miss

  16. miss dit :

    PS : Je suis une amoureuse inconditionnelle de l’île de Ré !

  17. marcus dit :

    Ne faisons pas de parallèle prématuré.

    M. Thierry Chichportich, surnommé le “masseur des stars”, a été condamné par la cour d’assises des Alpes-Maritimes à 18 ans de réclusion criminelle pour une série de viols et d’agressions sexuelles.

    S’agissant de l’affaire Pallardy, elle est toujours à l’instruction, à ma connaissance.
    Le silence que vous évoquez tient sans doute à la manière dont Yves Madre, le juge d’instruction saisi de cette affaire, veille au secret de l’instruction. Obligation légale.
    Cela tient sans doute aussi, à la manière dont la personne mise en examen cherche à se faire un peu oublier en adoptant elle-même un profil bas.

    Sans éléments, difficle à la presse de rebondir. Est-ce souhaitable d’ailleurs ?
    Il faut donc attendre et voir quelles seront les conclusions de l’instruction. L’affaire rebondira sans doute médiatiquement à ce moment là.

  18. marie dit :

    ou en est l’ affaire ?

  19. marcus dit :

    Aucune idée Marie. Toujours à l’instruction sans doute et l’instruction est couverte par le secret.

  20. marie dit :

    exerce t-il toujours ?

  21. marcus dit :

    Je l’ignore, les obligations de la remise en liberté sous contrôle judiciaire n’ont pas été précisées par voie de presse.

  22. Victor dit :

    Je suis scandalisé de lire les propos sur ce blog concernant Pierre PALLARDY !!!

    La présomption d’innocence ne semble pas étouffer l’internaute lambda, ni même Marcus.

    Pour nouvelles : l’instruction ” suis ” son cours et il est même étonnant que ce soit ENCORE le cas. Y a-til des faits, oui ou non ? Il n’exerce pas pour le moment, l’on lui a interdit, et il est très étonnant qu’il ne puisse le faire sur des hommes, non ?

    Pierre PALLARDY gênerait-il un puissant corps médical et paramédical incapable et bien trop content de se “gaver” sur le dos (jeu de mots voulu) des patients. Le tout cautionné par une sécu qui paye sans sourciller ?

    Ou alors,

    Pierre PALLARDY, a un franc parlé oui, et effectivement, lorsqu’un(e) patient(e) ne prend pas la peine de continuer chez elle/lui les conseils donnés, il le fait savoir. Aurait-il offensé quelques mégères hystériques en quête de sensation, comme j’en ai vu un certain nombre dans la salle d’attente de son cabinet ?

    Sl dit que PP lui a proposé de s’évader. Est-ce répréhensible ? Elle ajoute qu’elle était mal et qu’il a cherché à en profiter. Mais de quoi, on ne sait pas, comment, on ne sait pas.

    Missmusic8 dit que la mise à nu est une première atteinte ! A ce que je sache, il ne s’agit pas de mise à nu mais l’on reste en sous vêtements. Si ce fait est répréhensible, il faut mettre tous les médecins, kiné, osthéo, etc, en examen. Pensait-elle qu’on allait lui manipuler le dos ou autre au travers de son pull ? Et puis n’avait-elle pas la possibilité de dire non et de partir si elle n’avait pas l’envie de montrer sa petite culotte ?
    Etonnant de se réveiller maintenant !

    Bref, tant que l’instruction est en cours, il serait de bon ton de se taire. Les rumeurs sont dédaignables et font du tord.

    Signé : un ancien patient de PP qui n’y retourne plus pour cause de maux disparus.

  23. marcus dit :

    > Victor : Ces propos vous scandalisent et bien ne les lisez pas !
    Ceci étant, merci de nous apporter les précisions demandées par certain(e)s ici même.
    Chercher la notoriété et jouer des media pour son activité professionnelle et se plaindre après coup du retour de flamme médiatique, il y a quelque chose qui cloche dans le raisonnement.
    Vous êtes son patient. Certaines ont été ses patientes (trop patientes sans doute trop). Il y a là une grande différence d’appréciation, de traitement et de point de vue, manifestement.

  24. marie dit :

    Ce qui me scandalise moi Mr Victor, se sont vos propos.
    Pensez vous donc que toutes ces femmes mentent !

    Jamais son savoir et ses talents de thérapeute n’ont été remis en question mais cela ne lui donnait pas le droit d’abuser de la situation en utlisant la fragilité de ces patientes.

    Mais Mr, vous ne risquiez pas de rencontrer les mêmes “mésaventures ” que ces femmes, il vous manque quelques attributs, donc forcement pour vous cela n’existe pas !
    Vous semblez être de ceux qui estiment que si une femme se fait agresser ou violer c’est parce qu’elle a forcement aguiché …

    Sans doute si Mr PP vous avait demandé au cours du “soin” de vous laisser aller, de le carresser ou de lui faire une fellation “cela ne serait pas répréhensible n’est-ce pas” ?

    Quant aux médecins Mr, qu’ils soient pour ou contre l’ostéopathie, ils sont débordés, et la sécu ne rembourse pas les tarifs de PP et que très peu cette spécialité en général.

    Ne cherchez pas à défendre l’indéfendable , je souhaite que la justice soit faite. Et je sais de quoi je parle moi !

    Sur ce bye bye

    Marie

  25. PYRAMIDES dit :

    Marie

    J’adhère à votre réponse car je pense comme vous que ces femmes ne sont pas des menteuses, d’ailleurs quel interêt auraient elles à se mettre dans la lumière. Il faut du courage pour sortir du silence. Il faut laisser la justice faire son travail et lui faire confiance. Cela n’empêche pas à chacun et chacune d’utiliser le blog de Marcus pour donner son avis. Quand on rencontre un thérapeute il y a un contrat explicite qui se fait naturellement . On confie son corps et ses difficultés et on est là en toute confiance. Et tout de suite il y a comme un rideau de fer mental qui se baisse et il ne doit pas y avoir de gestes intimes, sinon il y a transgression. Il ne doit pas y avoir confusion des endroits.

    Je souhaite bon courage à toutes ces femmes qui sont sorti du silence car il ne faut pas abdiquer dans l’épreuve. Il faut qu’elles soient sincères et rien de plus car comme a dit Spinoza : “La vérité éclaire l’erreur”

  26. Cigal dit :

    J’apprends par mon kiné par hasard ce matin que Pierre Pallardy a été mis en examen…je ne demande même pas pour quel motif….je SAIS. Et je suis bouleversée car tout remonte à la surface.
    J’étais sure à l’époque que s’il agissait ainsi avec moi, il ne pouvait pas ne pas faire de même avec les autres..(les jeunes et jolies de préference, car on n’a pas RV avec PP sans avoir répondu au questionnaire du secrétariat au préalable, et c’est lui qui “choisit” ses cibles). Je scrutais les visages que je croisais dans son cabinet…je guettais un esclandre d’une nouvelle patiente qui aurait “osé” ,elle, lui mettre une paire de claque et prendre la porte. Et je suis heureuse de lire les témoignages d’autres, de constater qu’il va peut-être enfin être jugé pour le mal qu’il a fait. Les femmes venaient le voir avant tout parce qu’elles avaient confiance, vu qu’il était si médiatisé et encensé par les medias presse et télé, et je pense qu’il choisissait les plus désarmées, totu en étant capable au préalable de faire pleurer la personne avec l’un de ses techniques, pour mieux la manipuler ensuite. Cet homme m’avait raconté sa triste enfance, j’avais probablement eu de l’empathie envers lui qui m’avait empêchée de m’imaginer qu’il pouvait à son tour faire du mal à quelqu’un. Je vais pouvoir sortir moi aussi du silence…enfin…

  27. marcus dit :

    21 juillet 2007

    Je rappelle, à toutes fins utiles, que le juge d’instruction chargé de l’affaire est M. Yves Madre, du tribunal de grande instance de Paris. http://www.tgi-paris.justice.fr/

    J’invite toute personne susceptible d’apporter son concours à la manifestation de la vérité à se mettre en rapport avec ce magistrat en lui adressant un courrier.

    Dans l’attente des suites judiciaires qui seront donnée à cette affaire, il me semble préférable fermer les commentaires à mon article.