Peut-il changer la donne ?

“On a besoin aujourd’hui de travailler ensemble, que vous soyez socialiste ou UMP, vous avez les mêmes problèmes que nous. Résolvons-les ensemble. Il y a enfin une démarche politique de compréhension au sens étymologique du mot” François Bayrou

Pour autant, l’implacable mécanique du scrutin majoritaire à deux tours de l’élection Présidentielle est bien connue. Elle conduit inéluctablement à la bipolarisation de la vie politique du pays. C’est étudié pour ! Serait-elle irréversible ? On se plaît à le répéter, à l’espérer même, à l’UMP comme au Parti Socialiste.

Sauf qu’un premier grain sable, et de taille, était déjà venu gripper la machine le 21 avril 2002. Au second tour, la réponse de la Nation avait été conforme à son profond attachement aux valeurs de la république ce qui avait du reste suscité un large espoir.

Dire que la suite a été à la hauteur de cette espérance, c’est autre chose. Jacques CHIRAC s’en va, redoutable animal politique, son dernier coup d’éclat aura sans doute été d’éviter de mettre le doigt dans l’engrenage Irakien. Belle clairvoyance, Merci Monsieur le Président. Pour le reste il faudra naturellement faire l’inventaire… Un inventaire que ne semble pas vraiment prêt à assumer celui qui est pourtant encore, Ministre d’État de son gouvernement.

Alors François Bayrou est-il capable de briser cette logique et de recomposer profondément et durablement le paysage politique Français ? Pour cela encore faut-il passer le cap du premier tour. Il y a encore quelques semaines, j’aurais répondu “NON, bien entendu”. Je n’en suis plus si sûr aujourd’hui… l’UMP et le PS non plus !

Tentation du recours à l’interventionnisme étatique tous azimuts chez l’une, dogmatisme libéral et présupposé fiscal chez l’autre, manifestement aux antipodes de la dimension sociale du Gaullisme, j’assiste, finalement perplexe, à la reproduction , sinon à l’aggravation des schémas habituels de campagne qui ont si souvent fait leur preuve avant une élection. Avant certes ! mais après ?

Or chacun sait que le pays est dans une situation financière particulièrement préoccupante. Dans ces conditions il n’est pas nécessairement surprenant qu’une partie de plus en plus importante de la population commence à prendre conscience de ce qu’aucun camp ne peut prétendre détenir à lui seul la vérité (1), que les effets d’annonce, les catalogues de promesses souvent conditionnelles, que les exercices de figures imposées devant les corporations représentant les intérêts catégoriels de la longue cohorte de la république des quémandeurs, commencent singulièrement à lui donner tout à la fois le vertige et la nausée.

(1) selon le sondage IFOP, 83 % des Français seraient “favorables à un gouvernement d’union nationale composé de personnalités politiques de divers camps”

Au fond, ne serait-ce pas là, ce même message que les électeurs de nos villages adressent régulièrement à leurs élus municipaux ?

43 réponses à “Peut-il changer la donne ?”

  1. Mimie dit :

    Mêmes interrogations que toi… c’est vrai que le projet de Bayrou est intellectuellement ambitieux. Quand on voit le redressement amorcé par nos amis allemands qui ont fait le pari de cette politique “d’union nationale”, on serait forcément tenter de dire “oui, mais c’est bien sûr”. Pourtant, je n’en sais pas assez au jour d’aujourd’hui pour donner à Bayrou tout le crédit qu’il mérite peut-être. Tout est tellement figé depuis longtemps dans ce pays et l’audace, ennemi numéro 1 de la nation, qu’on a peine à croire que pouf comme ça du jour au lendemain, 6ème république, réforme institutionnelle, gouvernement multicasquettes… Bayrou est brillant mais d’une intelligence qui me semble assez théorique non ? j’aimerais tellement qu’il nous en dise plus sur le fameux “comment on fait” et aussi sur les gens de compétences dont il entend s’entourer.

  2. marcus dit :

    Sur le “comment on fait”, d’abord on ne le saura que si on l’essaie.

    Ensuite, je n’ai aucun doute sur la redoutable capacité d’adaptation du personnel politique car tout procède de l’élection du Président de la République et du message donné par les français à cette occasion.

    Mais d’abord encore faut-il que les électeurs décident de sauter le pas pour lui exprimer l’idée que le bipartisme de la Ve République, enfoncé comme un coin depuis 1981 dans notre paysage politique, appartient à une époque révolue et que le scrutin majoritaire aux législatives devra évoluer.

    Ce sont les électeurs et électrices de ce pays qui peuvent décider ce changement. Suffit d’être assez nombreux. la recomposition du paysage politique suivra nécessairement avec pour conséquence probable, l’éclatement de l’UMP, rassemblement contre nature et de circonstance, et à terme l’émergence d’un Parti Social Démocrate qui aurait d’ailleurs pu (ou du) se produire avec le clivage fort sur le projet de constitution européenne.

    La volatilité de l’électorat, la montée du score de François Bayrou est aujourd’hui un vrai problème actuellement tant pour le PS que pour l’UMP. Le mode de scrutin aussi qui fait qu’au premier tour on choisit, au second on élimine. L’UMP ne s’y trompe pas, le danger pour Nicolas Sarkozy, c’est bien l’hypothèse de François Bayrou au second tour seul plus grand commun dénominateur capable à mon avis -sauf improbable boulette du président de l’UMP- de s’opposer à son ascension à la présidence.

  3. anguille dit :

    Un pas vers la sixième République ou un retour à la quatrième ??

    Quelles garanties de stabilité peut offrir Bayrou qui n’arrive même pas à faire l’unanimité dans son propre parti ?

    La démission de Romano Prodi montre toute la difficulté à gouverner avec des alliances de circonstances, reste l’Allemagne, citée jusqu’à plus soif par Bayrou, mais l’Allemagne est allemande …

  4. zablo dit :

    he… he.., Luc, c’est étrange que tu aies cette crainte de l’instabilité alors que nous vivons déjà dans une société française structurellement figée et dont tous les ascenseurs sociaux sont durablement bloqués… Des garanties ? Quelles garanties ? Celles qui feront de nous, sinon les plus riches, du moins les mieux assurés du cimetière ?

    Je t'’accorde cependant que l’atmosphère doit être sacrément mortifère pour que nous en soyons rendu à ce que François Bayrou incarne une nouvelle respiration…

  5. elcab1 dit :

    Tout à fait d’accord aves le raisonnement de notre ami Anguille :)

    L’exemple de l’Allemagne est bon mais les allemands sont beaucoup plus disciplinés que les français et ne descendent pas dans la rue pour un oui ou un non.

    Leur seul syndicat Igemétal (je ne suis pas sûr de l’orthographe) est beaucoup plus fort que nos centrales syndicales toutes en perte de vitesse et qui tiennent des discours de 36.

    Bayrou est gentil tout plein mais bonjour le charisme pour représenter la France sur le plan internationnal.:) :)

  6. zablo dit :

    Les allemands disciplinés, les français fantaisistes ? Pas si simple… Les peuples ont coutume de projeter une image d’eux-mêmes souvent inverse de ce qu’ils sont vraiment.

    Ainsi, tout au long de l’histoire nos cousins germains ont eu des tendances au pêtage de plombs sans commune mesure avec les nôtres et nous avons toujours été, avec deux ou trois générations d’écart, en retard d’une révolte pour ne pas dire une révolution. S’il existe un génie allemand il est ainsi plus chez Ludwig (le roi fou) ou chez Von Stroheim (le mystificateur) que chez les syndicalistes allemands dont il faut dire (accessoirement) qu’ils se sont depuis le début du siècle précipité dans une crise sans précédent qui a amoindri leur influence politique.

    Quant au charisme de la France sur le plan international, je ne suis pas certain qu’il dépende directement d’un bateleur, magicien, créateur de toutes choses, quelque soit son talent de comédien.

  7. marcus dit :

    Je ne suis pas d’accord avec vous, les gars.

    Je ne veux plus vivre éternellement avec cette vie politique complètement figée et qui, de surcroît, compte tenu du mode de scrutin des législatives, prive une bonne partie de l’opinion publique de voir sa sensibilité représentée au parlement, à cause du scrutin majoritaire pur et dur et ce second tour d’élimination plus que d’adhésion, qui aboutit à une sur représentation totalement artificielle du parti majoritaire. Ça ne peut plus continuer comme cela.

    Je connais un peu les coulisses de ce monde là au niveau départemental. Je peux témoigner que ce cirque - auquel on nous convie maintenant tous les cinq ans - et qui s’efforce de monter les français les uns contre les autres *, c’est du SHOW-BIZ ! Cela ne correspond pas à la réalité du terrain et cela ne fait qu’aboutir à des surenchères déraisonnables qui génèrent ensuite de profondes déceptions dans le pays.

    Le salut n’est plus dans ce clivage artificiellement entretenu qui peut conduire un jour à ce que la rancœur des classes populaires porte au pouvoir le front national.

    Elcab, La crédibilité sur le plan international, parlons en.
    Puisque M. Sarkozy et Mme Royale s’accordent à dire dans leurs discours, qu’elle passe par l’Europe. J’observe à cet égard que François Bayrou est sans doute le mieux placé pour y renouer les fils du dialogue. Zablo a raison de dire que le charisme de la France sur le plan international ne dépend pas directement d’un bateleur, magicien, créateur de toutes choses, quelque soit son talent de comédien. J’ajoute qu’aucun des candidats n’a lancé l’appel du 18 juin, alors pour la stature internationnale…

    La Ve République, Anguille : les mauvaises pratiques (cohabitation) les bricolages (mandat du président à 5 ans), les mauvais usages (dissolution inopportune et usage inapproprié de l’art 49-3), le 21 avril 2002 et la suite aussi, l’ont considérablement affaiblie sous les présidences de Jacques Chirac.

    Zablo : Olivier, ce n’est pas tant Bayrou que ce qu’il dit, le message qu’il porte, qui est essentiel. Si Bayrou mord sur l’électorat de gauche notamment, c’est sans doute aussi qu’il a été (dixit certains socialistes et enseignants), un ministre de l’Éducation nationale parfaitement honorable. Voilà pour l’expérience. Nicolas Sarkozy a été un piètre ministre des Finances et il faudra bien que les historiens revienne un jour sur la crise des banlieues et sur son coût considérable pour la France.

    Il va bien falloir avoir le courage de dire que ça suffit pour réinventer autre chose car selon moi, ni M. Sarkozy et l’UMP (machine électorale efficace mais rassemblement politique contre nature composé d’ultra-libéraux, de gaullistes sociaux et de certains radicaux et démocrates chrétiens, parti électoral de rencontre pour faire l’illusion du nombre), ni Mme Royale et le PS (qui se refuse désespérément à assumer sa nécessaire transformation en parti social démocrate et continue de trimballer sur son flanc gauche les oripeaux socialistes du début du XXe siècle) ne peuvent prétendre parvenir à renouveler la vie politique de ce pays.

    Reste enfin la situation du pays et ces déficits publics abyssaux.
    A cet égard, ni le message de M. Sarkozy ** (il ne suffit pas de dire je ne remplace pas un fonctionnaire sur deux) et son parti pris fiscal, ni celui de Mme Royale (avec ses réflèxes interventionnistes étatiques comme par exemple pour le service public de la caution) ne peuvent me satisfaire.

    A mes yeux, les propositions les plus crédibles sont bien celles de François Bayrou. Je n’hésite plus à dire que j’en tirerais personnellement la traduction électorale qui s’impose.

    ————————————
    * Il suffit de lire les blogs partisans pour s’en convaincre et de voir les passions déraisonnables qui s’y expriment et de quelle manière.

    ** Je trouve choquant que Nicolas Sarkozy n’assume pas le bilan de la gestion en cours. L’analyse des courbes de l’endettement fournies par le Ministère des Finances montre bien qu’il est fallacieux d’accuser le gouvernement de Lionel Jospin de l’endettement de la France. En revanche, il est exact que M. Jospin n’a pas osé engager les réformes structurelles nécessaires comme par exemple la réforme des régimes de retraites.

  8. zablo dit :

    Pour compléter on peut s’offrir ce billet de Jean Véronis : 2007 - Condorcet est de retour

  9. marcus dit :

    Ah j’aime quand le débat s’anime, merci à tous.

  10. marcus dit :

    Ce que dit Jean VERONIS avec son billet 2007 - Condorcet est de retour est vraiment excellent.

    J’y vois une raison supplémentaire de tenter de briser par mon vote cette machine infernale, cette tenaille qui enferme et sclérose la vie politique. :-)

  11. zablo dit :

    He… he… alors je te donne un peu d’animation en plus avec la lecture de ce billet très pertinent de Frédéric Rollin sous titré Spartacus vote Bayrou, ou les métamorphoses du poujadisme dans la Haute fonction publique et qu’il aurait pu titrer d’entrée de jeu : Bayrou ou le Le Pen des hauts fonctionnaires

    Juste pour le plaisir de l’animation, bien sûr, puisque, de mon point de vue, les buts qui comptent dans l’histoire universelle doivent être affirmés avec énergie et volonté et, sur ce plan de coupe, Bayrou est encore un peu court sur pattes ;-)

  12. anguille dit :

    Excellent le paradoxe de Condorcet, qui éclaire la logique du syllogisme de façon étincelante !!

    Le paradoxe de Bayrou, c’est qu’il va lui falloir, pour accéder au second tour, tuer Nicolas ou Pimprenelle (sur ce coup Olivier, tu as été imparable), et ensuite, rallier le vaincu d’une façon ou d’une autre, et, sur ce plan de campagne, Bayrou est encore un peu court sur pattes (rires)…

  13. marcus dit :

    Rallier le vaincu ? Mais c’est à l’électeur de choisir, Anguille, et c’est bien là l’esprit de la Ve république. Le peuple souverain doit choisir, sauf que pour le faire vraiment, sauf à être satisfait de notre vie politique actuelle, il faut accepter de briser la logique du choix bipolaire auquel l’électeur est convié par avance et que les media entérinent par avance.

    Je voudrais revenir sur la représentation nationale. Comment admettre; par exemple, qu’avec la montée” en puissance de la préoccupation écologique, la composante de l’écologie politique, pour ne citer qu’elle, ne soit pas où si peu représentée au parlement.

    Il est clair que quelque chose cloche. Cette démocratie confisquée, la sur-représentation du parti pseudo-majoritaire (qu’il soit de droite ou de gauche) mais qui dépasse rarement les 30 % conduit à des politiques brutales, arrogantes, et à faire descendre les français dans la rue.

    Je crois sincèrement qu’il faut en sortir, que cela ne peut plus durer.

  14. anguille dit :

    On a souvent entendu Bayrou ces derniers temps (soi-disant victime de l’ostracisme des médias, et finalement largement représenté à l’antenne..), et, ton dernier post synthétise assez bien son approche d’une nouvelle gouvernance.

    A ceci près, la comparaison avec Angela Merkel est hasardeuse (voire spécieuse), car cette femme est issue d’un des deux grands partis allemands, à savoir le CDU, et non pas d’une formation de taille moyenne et déclinante comme l’UDF.

    Pourquoi, et comment les deux grands partis pourraient gouverner avec celui qui conteste leur légitimité ?

    Pour finir, juste une réponse à ta question:” Comment admettre; par exemple, qu’avec la montée en puissance de la préoccupation écologique, la composante de l’écologie politique, pour ne citer qu’elle, ne soit pas où si peu représentée au parlement.” Tout simplement parce que les Verts n’arrivent pas à convaincre, et qu’ils laissent l’impression de n’être que l’antichambre du PS.

  15. marcus dit :

    Les media, la télé surtout, ne s’intéressent qu’au second tour.

    Qu’ils se mettent à parler de Bayrou en est l’illustration, tout simplement parce que ces intentions de vote sont sur une dynamique et que l’électorat, de Ségolène Royal, en particulier, reste extrêmement volatile.

  16. marcus dit :

    @ Zablo : Merci je ne connaissais pas ce blog de juriste.
    Sous ce post : Bayrou ou le Le Pen des hauts fonctionnaires, j’ai mis mon petit commentaire.

  17. marcus dit :

    @ Anguille, les verts : erreur d’analyse. C’est tout simplement la conséquence directe du mode de scrutin. Il faut combiner scrutin majoritaire et proportionnel. Je crois qu’il faut prendre ce risque là.

  18. anguille dit :

    @ Anguille, les verts : erreur d’analyse. C’est tout simplement la conséquence directe du mode de scrutin. Il faut combiner scrutin majoritaire et proportionnel. Je crois qu’il faut prendre ce risque là

    Sûrement ….
    Et le un pour cent dont est crédité Dominique Voynet aux présidentielles, c’est une erreur d’analyse ou bien ?

  19. marcus dit :

    Actuellement, sans alliance, les verts ne sont pas au parlement (ils y sont si peu d’ailleurs qu’il faudrait se demander si cela en vaut la peine). De fait leur représentation se limite aux conseil régionaux et, dans une moindre mesure, aux conseils municipaux des villes de + 3500 hab.

    Pour la présidentielle 2007, la personnalité de D. VOYNET est sans doute en cause, mais c’est aussi une conséquence du 21 avril 2002 avec l’appel au vote utile tous les petits candidats sont à la même enseigne.

    Mais pour le coup ,je ne parlais pas de la présidentielle, mais des législatives. Ne me dis pas, Anguille, que tu ne l’avais pas compris. ;)

  20. zablo dit :

    Oh ! oh ! Voilà quand même un fait nouveau à mettre au crédit de l’hypothèse avancée par Marcus dans la mesure où c’est ce 22 février 2007 que Madame Royal a perdu la présidentielle ;-)

  21. marcus dit :

    Merci Olivier, ton surnom devrait être le veilleur, le concierge est déjà pris :-)

    Même tonalité chez Mimie-in Vivo

    Le message est évidemment violent pour tous ceux qui, en dehors de l’appareil, ont pu croire que c’était arrivé. Il peut se résumer ainsi : “la politique c’est trop sérieux pour la laisser à des amateurs”.

    Et en plus, Ségolène Royale en est fière ! (France-info ce matin)

    Alors oui, si elle dévisse à nouveau dans les sondages (grande volatilité de l’électorat) et que François Bayrou vient à flirter avec les 20 % d’intention de vote au début de la campagne officielle, ça va devenir très très chaud pour Nicolas Sarkozy.

  22. marcus dit :

    PS (post sciptum évidemment) . Après la gastro, la grippe (malgré le vaccin) :-(
    Carpette Marcus !
    Donc je m’économise en faisant du copier coller de mes commentaires. :-)

  23. zablo dit :

    he… he…, en tout cas j’ai surtout une pensée émue pour quelques amis du PS en Poitou-Charentes qui espéraient que l’élection à la présidence aurait, a minima, l’avantage de les débarrasser de leur tsarine ; elle qui aura apporté au renouvellement de la démocratie par la participation une contribution au moins équivalente à celle que les MacDo ont apporté à la diversité gastronomique dans le monde.

    Le prochain repli de la reine du passe-passe sur le réduit picto-charentais est une perspective douloureuse pour ces amis là… Je les assure de toute mon affection en ces heures sombres de leur histoire ;-)

  24. marcus dit :

    Festival de la bienpensance :
    Débat du jour : L’équipe Royal : entretien avec Philippe Tesson et Olivier Duhamel JT France 2 à 13h21m23s

    Philippe Tesson et Olivier Duhamel au secours de Royal au JT de 13 H sur France2.

    Interogé sur l’opportunité du retour des éléphants, Tesson : “oui, c’est une bonne chose, c’était nécessaire, incontournable.”
    Duhamel apostrophant et sermonnant Françoise Laborde : “pourquoi dites-vous les éléphants ? C’est pas bien, vous ne dites pas la même chose à l’UMP quand Juppé revient.”
    Tous deux s’entendent finalement pour dire que la tentative de Bayrou est illusoire et de conclure :
    - “la bipolarisation est loin d’être morte” (Tesson)
    - “c’est tant mieux pour vous, tant mieux pour moi, et c’est tant mieux pour les français” (Duhamel).

    Dis donc, rien que ça !
    C’est vrai, ça rassure ! :-)

  25. anguille dit :

    Nous avons vu la même émission, que le fonctionnement républicain nécessite une majorité et une oppositon ne me semble pas stupide.

    Si, comme l’affirme Merleau Ponty la philosophie et la politique sont solidaires, la correspondance entre droite et gauche pourrait-être l’idéalisme et le scepticisme, ou bien l’empirisme et le dogmatisme, toutes notions utiles dans la pensée humaine, et, de toute façon, moins confuses que le syncrétisme dont Bayrou semble être le héraut.

  26. zablo dit :

    Et cependant, en invoquant, par exemple et au hasard, les mânes de Jaurès ou de Blum, le syncrétisme sarkozien en rupture avec sa propre rupture a depuis longtemps dépassé les bornes des limites du syncrétisme même , cherchant à faire concorder les vérités les plus contraires et se contentant d’à peu près et d’emprunts multiples mal étayés. :-)

  27. marcus dit :

    Anguille, :-(

    Il faut voir l’envers du décor tel qu’il est et savoir comment cela se passe.

    Enfin c’est quoi ce climat de guerre civile qui laisse à chaque fois des morts parmi les colleurs d’affiches, tandis que, loin des caméras, dans les couloirs où à la cantine de l’assemblée nationale, du sénat, et à fortiori ceux du conseil général, on se parle évidemment et on se tape même sur les cuisses. Mais dès que les caméras sont là chacun reprend une posture.

    Alors il faut arrêter de théoriser. On a une vie politique à bout de souffle conduite par des matamores (Sarko compris Olivier à raison de le souligner à sa manière) qui tiennent des déclarations tonitruantes ou prennent des décisions brutales, arrogantes et non concertées qui n’aboutissent en définitive qu’à faire descendre les gens dans les rues.

    La prochaine sera la loi sur le service minimum annoncée par avance.

    La légitimité du gouvernement pour porter une réforme autoritaire ? une assemblée ultra majoritaire qui pèse 30 % au mieux dans le pays réel. Comment emporter l’adhésion populaire dans ces conditions ? En exprimant l’idée simpliste (ce qu’avait fait un socialiste je crois, que la”minorité” parlementaire a juridiquement tort ?

    Avec un peu de bonne volonté, de dialogue et de de concertation, on pourrait peut-être dégager des solutions intelligentes qui ne seraient pas à tout coup remises en cause par le bouleversement juridique qui suit ces alternances avec concert à la bastille valse des cabinets, mouvements dans la préfectorale et j’en passe.

    L’intelligence est certainement la chose la mieux partagée à gauche comme à droite, mais la connerie aussi forcément. La démarche d’ouverture de Bayrou qui se situe en amont de l’élection me semble radicalement différente et bien plus ambitieuse que celle tentée en son temps par Mitterrand.

    Pour en revenir aux éditorialistes en question, je crois que cette démarche est suffisamment novatrice en France pour qu’elle puisse effectivement en déstabiliser plus d’un. Car enfin ils ont été les chantres du système bipolaire depuis vingt-cinq ans… Dur dur s’il fallait se remettre en question.

  28. anguille dit :

    Hé, hé, c’est qu’il est habile l’ami Olivier, mais, en ce qui concerne Sarko, il est plus juste de parler de démagogie ou de prosélytisme (les deux mamelles de cette campagne), parce que d’un point de vue politique, on sait où il est.

    Décontracte-toi Richard, nul ne doute qu’il y ait des gens de valeur dans chaque camp, la question qui se pose est celle de la lisibilité.

  29. marcus dit :

    Non, c’est celle de la légitimité.

    Dans le contexte politique présent, où aucun parti, aucun rassemblement ne peut désormais prétendre représenter une majorité “réelle” dans le pays. Seules des solutions de consensus, concertées négociées, pourront produire des effets juridiques, économiques et sociaux durables.

    J’ajoute que les responsabilités de la situation des finances publiques de la France étant largement partagées, à droite comme à gauche, la seule alternative politique aux extrêmes me semble être de devoir contraindre les hommes et les femmes de bonne volonté à travailler ensemble et consolider notre démocratie.

  30. zablo dit :

    he… he…, Luc, j’suis pas si habile, j’ai juste pris depuis longtemps le parti d’en rire plutôt que d’en pleurer, un peu comme pour la vie municipale à Saint-Martin d’ailleurs dans un autre registre… Cela dit, j’connais les vrais coupables : ils ont voté et voteront encore.

  31. marcus dit :

    zablo a écrit : “un peu comme pour la vie municipale à Saint-Martin d’ailleurs dans un autre registre…”

    Et cet autre registre, je ne manquerai pas d’en parler le moment venu. :-)

  32. marcus dit :

    www.lemonde.fr : 24/02/07 :

    Extrait : Bernard Kouchner venait à peine d’être promu dans l”équipe du pacte présidentiel” de Ségolène Royal qu’il a ouvert une brèche dans la stratégie dite d’”étanchéité” qu’a adoptée le PS vis-à-vis de François Bayrou. L’ancien ministre de la santé, interrogé sur RTL, vendredi 23 février, a estimé que le président de l’UDF avait “raison” de vouloir dépasser les clivages droite-gauche : “J’espère qu’il sera entendu, j’espère que Ségolène Royal entendra la nécessité d’élargir”, a-t-il ajouté.
    Tout ce qu’il ne fallait pas dire… Lire la suite..

  33. marcus dit :

    Et les réactions des lecteurs : je ne vous dis pas ! L’équipe de campagne du PS est avec Bayrou aussi habile qu’une poule avec un couteau.

    Toujours à propos de couteaux, dans un petit moment, j’irais saluer l’ami AnguilleDans son Bateau-phare de la pensée politique, rue de Sully, à Saint-Martin de Ré.

  34. marcus dit :

    La mayonnaise centriste serait-elle en train de prendre ? :-)

  35. Pirate17 dit :

    Marcus a dit :
    Bayrou (…) a été (dixit certains socialistes et enseignants), un ministre de l’Éducation nationale parfaitement honorable.

    Nous ne devons pas fréquenter les mêmes socialistes…

    Quand aux enseignants, il en est de tous les bords politiques. Même chez Le Pen on en trouve…

    Rappelons tous de même que les deux principaux titres de gloire de Bayrou, ministre de l’education Nationale ont été : une tentative de remise en cause de la laïcité qui a mis un million de manifestants dans les rues, puis, ensuite, un immobilisme total qui a eu pour conséquense de laisser se dégrader les métiers.

    Si c’est celà un bon bilan…

    D’ailleurs sur le sujet de l’education son projet est une coquille vide. A part annoncer “Je suis avec vous…” il n’a aucune vision alors que le temps passé dans ce ministère aurait du lui donner quelques idées.

    Je lis, également de Marcus : “A mes yeux, les propositions les plus crédibles sont bien celles de François Bayrou.”

    Soyons un peu sérieux ! De quelle crédibilité peut se recommander Monsieur Bayrou dont la stature d’opposant est des plus récente !
    Bayrou tente de se faire passer pour un homme neuf, mais l’ancien ministre de Juppé et de Balladur a un passé. Il partage d’ailleurs avec lui le triste bilan du gouvernement.

    Son groupe l’UDF a participé au gouvernement et l’a soutenu regulièrement.

    Bayrou a aussi attaché son nom à des projets de lois emblématiques, notamment celle du 18 novembre 2003 sur le service minimum dans les transports, prélude à la destruction du Droit de Grève que sarkozy finalisera si on lui en donne les moyens.

    Avant de rentrer dans une dissidence récente, Bayrou a tout voté avec la droite durant quatre ans !!

    Il n’a voté qu’une motion de censure, celle que le PS a déposé en 2006 suite à la triste affaire du CPE… (Et à l’UDF, seuls 10 députés sur 30 l’ont suivi…)

    Bayrou n’est pas une alternative !!!

    Son seul but est de peser au sein de la droite pour négocier ensuite son ralliement.

    Voter Bayrou, mon cher Marcus, c’est voter à droite en assurant au chef de l’UDF un avenir ministériel.

  36. Pedro el Diablo dit :

    Dites moi chers amis, vous serait il possible dans un effort de mémoire somme toute modeste, d’essayer de vous rappeler de quel coté du manche l’ami Bayrou s’est toujours tenu depuis le début de sa carrière politique : gauche où droite ?
    Avec quels gouvernements a-t-il exercé ses talents ? Balladur puis Juppé, fervents hommes de concertations… Et qui a raminé la querelle scolaire en 1994 en tentant honteusement l’amendement de la loi Falloux, c’est ce bon Bayrou, l’homme consensuel !

    Alors, non je ne vous suis pas, député depuis 1986, longtemps suppôt (un vieux vocabulaire de vieux) de l’Etat RPR, Bayrou présente aujourd’hui un “claim” marketing qui n’a rien à voir avec la réalité du produit.

    Par ailleurs si sur le fait que nos institutions aient à être renouvellées, et principalement dans leurs principes de représentativité, tout le monde est d’accord, pour autant celà ne permet pas de penser que c’est par un consensus lénifiant qui nierait la réalité d’options de sociétés fondamentalement opposées que l’on relèvera les défis qui se présentent à notre pays.
    D’ailleurs qui a dit “le jour où nous penserons tous la même chose c’est que nous ne penserons plus rien…” un certain François B. , non ?

  37. marcus dit :

    Ce n’est pas la bonne approche Pedro.
    Tu fais un peu comme Lang qui tacle Kouchner (très populaire), tout en traitant les électeurs séduits par Bayrou de benêts. Franchement, c’est pas astucieux.
    Et puis tu sais Pedro, avec la même analyse pour François Mitterrand… Depuis Vichy, juqu’au Ministre de l’intérieur de 1954 qui prône le recours à la force en Algérie…
    Consensus lénifiant, faut voir. Ne sous-estime jamais la capacité d’adaptation du politique à une situation inédite.

  38. pirate17 dit :

    Bonjour marcus,

    J’ai laissé hier un commentaire sur Bayrou, assez proche de celui de Pedro el diablo.
    Dans ce commentaire ou j’évoquais moi aussi le piteux passé de ministre de Bayrou t sa collusion affichée avec le gouvernement ou il a tout signé pndant 4 ans.
    Ce commentaire a disparu ce matin…
    S’agit-il :
    D’une erreur de manipulation
    D’une volonté affichée de censurer les idées différentes
    D’un dysfonctinnement lié à un dimanche soir festif ?

    Merci de tes précisions.
    Je pense que comme moi tu attaches une grande importance à la liberté d’expression, et la mise en coupe réglée de la presse par le candidat UMP a fait réagir F. Bayrou. Il serait dommage que ses zélateurs utilisent les mêmes méthodes.

  39. zablo dit :

    Pirate17 : Erreur de manipulation, volonté afficher de censurer les idées différentes, cuite du dimanche soir ?

    Première hypothèse :

    C’est possible qu’il y ait une erreur de manipulation ce matin aux aurores et c’est possible que j’en sois la cause. En effet, le blog de marcus, comme bien d’autres, reçoit tous les jours pas mal de spams dans les commentaires. Marcus fait le ménage chaque fois qu’il s’en aperçoit et je lui donne la main . Ce matin il y en avait une bonne trentaine à effacer.

    Il est tout à fait possible que j’ai fait une erreur de manipulation et que le message de Pirate17 ait été coché par moi par erreur. Sur une liste d’une quarantaine de commentaires récents c’est toujours possible. Cela dit, le message signalé se trouve actuellement dans la partie administrative du blog avec la mention en attente. Il suffit que Marcus le replace à nouveau dans la partie publique.

    Deuxième hypothèse :

    Pour lutter contre la série de spams de cette nuit, il est possible que Marcus ait paramètré le site de telle manière que ne puissent être publiés que les commentaires d’utilisateurs enregistrés et connectés. C’est une option utile dans ce cas. Pirate17 ne figurant pas dans les utilisateurs enregistrés (étant en quelque sorte anonyme, si l’on peut dire dans son cas ;-) ) le message aurait pu être remis automatiquement en attente.

    Voilà, je laisse à Marcus le soin de finir de débrouiller la situation. Quant à l’hypothèse d’une volonté affichée de censurer les idées différentes, je reprends ma position polémique préférée pour dire que cette hypothèse supposerait a minima qu’il y ait des idées dans ce commentaire et qu’elles soient de surcroît différentes de la position officielle du parti socialiste. Mais ça c’est uniquement mon côté mesquin qui s’exprime face à la mesquinerie des sous-entendus de Pirate17.

  40. marcus dit :

    C’est réparé ! bienvenu Pirate. Pour ton commentaire dans la file de modération…Le pourquoi du comment ??? Je n’en sais rien. J’ai mis tellement de mot clés pour filter les spams ?

    Bayrou ne s’oppose pas tant aux deux prétendants qu’à la bipolarisation qui est le fait des lois électorales et des habitudes et à laquelle tu sembles t’accrocher comme le pendu à sa corde.
    Je ne veux plus personnellement de la victoire d’un camp sur l’autre, avec concert à la bastille et une moitié de France qui rit (un soir) pendant que l’autre moitié fait la gueule et prépare déjà la revanche.

    Bayrou n’est pas seulement une alternative. La direction qu’il propose, pour autant que le peuple le décide, serait une sorte de révolution… tranquille dont la France a besoin pour faire face à ses difficultés et renouveller sa vie politique.

    Sortons des dogmes ! Pas vrai Anguille. ;)

  41. pirate17 dit :

    Je prend bonne note des explications et du retour de mon commentaire et je suis soulagé…
    La censure règne tellement en maître sur certains blogs n’est-t-il pas Mme Morvan…) que je suis toujours méfiant…

    J’ajouterai d’ailleurs, c’est nouveau cela vient de sortir, qu’après la censure viennent les menaces… A 50 jours de l’échéance, voilà qui est inquiétant…
    Jusqu’ou s’arrèteront-ils ? Je suis mort de peur…

    Mais je reste serein puisque l’abolition de la peine de mort est maintenant inscrite dans la constitution, mon avenir, s’il n’est pas rose ( ;-) ) sera moins noir… Quoi que…

    Pour ta gouverne, mon cher Zablo, la position officielle du Parti socialiste est d’abord celle des militants.
    Pas étonnant donc qu’il y ait une certaine cohérence entre la porole d’un militant et celle de son parti…
    Il existe même certains points du pacte présidentielle qui ont été conçus, ou développés en Charente Maritime, à La Rochelle… Pas étonnant que dans certains cas tu retrouves sous la plume de militants des écrits qui existent aussi au national. (Voir discours de JF Fountaine samedi dernier au Forum des Pertuis)

    Enfin, pour parler mon cher Zablo de ta polémique préférée, le commentaire qui est maintenant revenu en ligne n’avait pas pour but de développer des idées, mais de répondre à une affirmation étonnante sur la compétence ministérielle de F. Bayrou et sur sa soi-disant crédibilité.

    Pour ce qui est du developpement d’idées, je crois en avoir vu un certain nombre dans le pacte et je ne doute pas qu’elles puissent être analysées et critiquées (dans le sens dune critique constructive) sur ce blog.

    Dans ce cas je me ferai un plaisir de butiner par ici…

  42. zablo dit :

    J’ai un peu poursuivi la recherche sur les mésaventures du commentaire de Pirate17 désormais bien visible ici.

    C’est sans doute l’explication de Marcus qui est la bonne sur le fonctionnement du filtre à spam qui aurait provoqué cette situation. Il faut dire que le premier message se trouvait posté sous une adresse mail impossible à prendre au sérieux et pour le moins trompeuse pour le robot anti-spam (du genre : kisscool017(at)quelquechose.com). Le message de protestation qui a suivi était, quant à lui, posté sous une autre adresse mail plus ludique (du genre : pirate17(at)unautretruc.com)

    Du coup je doute fort, contrairement aux affirmations de Pirate17 que le premier commentaire ait été publié hier ; il est allé directement en attente de modération tandis que son auteur était convaincu de sa publication.

    Question subsidiaire mesquine n°1 : les arguments des défenseurs de la ligne officielle du Parti Socialiste parviendront-ils a embrouiller aussi facilement les électeurs qu’ils parviennent à le faire pour les robots ?

    Question subsidiaire mesquine n°2 : combien y-a-t-il de masques derrière le KissCool de la candidate socialiste à l’élection présidentielle ?

  43. marcus dit :

    NDLR : Un pirate rochelais ou rétais sans doute ? :) Pour nos lecteurs lointains :je précise que Mme Dominique Morvan est la candidate investie par l’UMP pour les législatives, contre le député-maire sortant de La Rochelle : M. Maxime Bono.

    Foin de questions mesquines Zablo, un militant en ligne ! Profitons en au contraire dans un esprit de rassemblement pour travailler ensemble e tlui demander d’expliciter pour les lecteurs du blog un point du pacte présidentiel.

    @Pirate : Dans mon dernier article, j’évoquais la proposition 23 du pacte présidentiel de Mme Royale. Puisque tu es militant, serais-tu en mesure de me dire, en commentaire sous l’article en question, si la notion de scolarisation obligatoire des enfants à partir de 3 ans doit être interprêtée comme :
    - une obligation de mettre les enfants à l’école dès 3 ans (ce que certains ont compris au sens strict)
    - ou bien, comme je le pense plutôt, une obligation qui pèserait sur les communes et sur l’État d’accueillir systématiquement les enfants à partir de 3 ans (et donc pour atteindre cet objectif, de développer les maternelles qui ne sont pas actuellement une véritable obligation pour les communes).
    Merci d’avance de répondre sous l’article en question après avoir lu le dossier complet, et de préciser si ta réponse peut être considérée comme “certifiée” où si ce n’est que ton avis perso.