Les électrices seraient-elles plus vigilantes ?
Choix politique ? flou artistique ?
“Je ne voterai jamais pour une folle dingue qui veut l’école obligatoire à 3 ans ! JAMAIS !”
La sincérité brutale de ce commentaire d’une maman (lu sur un blog ami) a mis en éveil mon attention et mon sens critique. Mais en ces temps troublés de passions partisanes… prudence, prudence.
Sur son pacte présidentiel, Ségolène Royale formule effectivement sa proposition 23 tendant à s’attaquer à l’échec scolaire à la racine : Mettre en place un service public de la petite enfance et la scolarisation obligatoire dès 3 ans… Scolarisation est un mot qui déchaîne habituellement les passions. Du reste, c’est l’instruction qui est obligatoire pas l’école (Je publie en commentaire les informations trouvées sur le site www.education.gouv.fr).
Dubitatif, je pense plutôt qu’il s’agit de “rendre réellement possible et obligatoire l’accueil dès 3 ans”et pour ce faire, de développer les écoles maternelles, ce qui ferait une obligation juridique opposable, tant aux communes responsables des locaux scolaires des écoles publiques primaires et maternelles, qu’à l’État employeur du personnel enseignant.
Il faut aussi considérer le double sens du verbe scolariser : Ouvrir des écoles / Mettre à l’école.
Alors, politique d’accueil ou choix politique assumé de rendre la présence des enfants à l’école obligatoire dès 3 ans ? Au terme de ce petit tour d’horizon, je n’ai aucune certitude. Cette question de la scolarisation de la petite enfance dès 3 ans est évidemment de nature à jeter le trouble et viendra certainement sur le tapis.
Cette question “sémantique” m’interpelle sur un tout autre registre, disons plus “psychologique”.
Les électrices seraient-elles plus vigilantes, plus réactives, à l’égard des propositions de la candidate Ségolène Royale ?… hypnotisés que seraient les électeurs du sexe masculin ? Si c’était le cas (je n’en crois rien évidemment), il est heureux que ce ne soit pas Julia Roberts, la candidate socialiste… ![]()
26 février 2007 at 0:26
A propos de…
L’instruction obligatoire :
Depuis la loi Jules Ferry du 28 mars 1882, l’instruction est obligatoire. Cette obligation s’applique à partir de 6 ans, pour tous les enfants français ou étrangers résidant en France. À l’origine, la scolarisation était obligatoire jusqu’à l’âge de 13 ans, puis 14 ans à partir de la loi du 9 août 1936. Depuis l’ordonnance n°59-45 du 6 janvier 1959, elle a été prolongée jusqu’à l’âge de 16 ans révolus.
La famille a deux possibilités : assurer elle-même l’instruction des enfants (avec déclaration préalable) ou les scolariser dans un établissement scolaire public ou privé.
La maternelle :
Les enfants français et étrangers “peuvent” y être accueillis à 3 ans. Ils peuvent également être admis dans la limite des places disponibles s’ils ont atteint l’âge de 2 ans au jour de la rentrée scolaire, à condition qu’ils soient physiquement et psychologiquement prêts à la fréquenter.
Exceptionnellement, les enfants qui atteignent l’âge de 2 ans entre la rentrée et la fin de l’année civile peuvent dans les mêmes conditions être admis à l’école maternelle à partir de la date de leur anniversaire.
Ils y restent jusqu’à la rentrée scolaire de l’année civile au cours de laquelle ils atteignent l’âge de 6 ans.
A quelle école maternelle ? (pas d’obligation pour les communes)
Vous pouvez scolariser votre enfant dans une école publique ou dans une école privée.
Pour la première inscription de votre enfant dans une école publique, adressez-vous à votre mairie pour connaître l’école de votre secteur.
Si vous voulez inscrire votre enfant dans une autre école que celle dont vous dépendez dans votre commune, vous devez demander une dérogation à votre mairie.
Si vous voulez inscrire votre enfant dans une école située dans une autre commune que celle où vous résidez, vous devez vous adresser à la mairie de la commune d’accueil.
Cet accueil peut vous être refusé lorsqu’il s’agit d’une première inscription dans la commune, sauf si la demande est justifiée par l’absence d’école dans la commune de résidence ou par certaines situations particulières.
En cas de difficultés pour l’inscription, adressez-vous aux services de l’Inspection académique de votre département. Ceux-ci vous aideront à trouver une solution.
Lorsque votre enfant est inscrit à l’école maternelle d’une commune d’accueil, il a droit d’y effectuer toute sa scolarité maternelle.
source : www.education.gouv.fr
26 février 2007 at 9:44
Les gamins français ne sont pas au 35 heures, en fait, en Europe, ce sont ceux qui accumulent le plus d’heures de cours (et le moins d’heures de plein air !).
Résultat, ils entrent en 6ème avec le même niveau que leurs aînés de 9ème il y a 20 ans et sont à la traine dans le classement de l’éducation en Europe Occidentale.
Conclusion : je conseille même qu’on les colle en classe dès la sortie de la maternité. Comme ça les mamans “vigilantes” pourront aller s’escrimer à retrouver au plus vite métro-boulot-dodo et les gosses seront encore plus ravagés qu’aujourd’hui.
A quand le droit opposable à la connerie, Marcus, à ton avis ?
26 février 2007 at 11:51
Le vocable scolarisation est un mot polémique mais qui n’engage pas trop. Scolariser a un double sens : ouvrir des écoles / mettre à l’école.
Dans notre droit, contrairement à une idée trop généralement répandue, ce n’est pas l’école (ou scolarisation des enfants) qui est obligatoire mais l’instruction de 6 à 16 ans.
Je crois plus à une obligation juridique qui serait faite aux communes (responsable des locaux) et à l’Etat (employeur des enseignants) de fournir l’effort nécessaire pour parvenir à une véritable obligation d’accueil permettant de satisfaire la demande.
Actuellement les enfants “peuvent” être accueillis en maternelle à l’âge de 3 ans.
Je pense que le sens de cette proposition serait de faire qu’ils “doivent” être accueillis en maternelle à l’âge de 3 ans si les familles le souhaitent, et pas qu’ils devront obligatoirement y être scolarisé, mais ça reste à éclaircir.
J’attends d’en savoir plus sur cette question évidemment très sensible qui va certainement revenir sur le tapis en cours de campagne pour en avoir la certitude.
26 février 2007 at 11:53
…post scriptum : un ami directeur d’école me dit que la ministre de l’enseignement scolaire Ségolène Royale a signé des circulaires ambigües ou des problèmes de terminologie autorisaient une grande marge d’interprétation laissant le personnel enseignant seul face à ces responsabilités. En cas de pépin, l’administration peut se couvrir et lâcher l’enseignant en en donant une toute autre lecture.
26 février 2007 at 11:59
Le droit opposable à la connerie n’est pas utile, c’est déjà une liberté publique fondamentale. Un principe général du droit en quelque sorte.
26 février 2007 at 12:33
Et c’est heureux!
26 février 2007 at 15:24
Assurément !
26 février 2007 at 17:17
Mon cher Marcus,
Puisque tu as sollicité un éclaicissement du PS sur la proposition 23 du Pacte présidentiel, je te le donne avec plaisir, bien qu’il soit déjà inclus dans ta présentation :
Rendre obligatoire l’école à partir de trois ans signifie, pour l’Etat, obligation de scolariser et d’accueillir un enfant à partir de trois ans. Mais si les parents souhaitent garder leur enfant chez eux ils le peuvent., dans le cas contraire l’école à obligation d’accueillir et de scolariser
Voici pour l’explication officielle puisque tu me demandais de préciser le niveau de ma réponse.
De mon point de vue personnel :
Je suis moi-même assez impliqué dans le domaine éducatif même si je ne travaille pas sur la petite enfance. Encore que certains soucis, blocages ou défauts dans la construction intellectuelle n’apparaissent que tardivement, mais sont bien la résultante de problématiques du plus jeune âge, et ce ne sont pas les travaux de Piaget qui me contradiront.
L’Education Nationale doit donner une chance à tous.
Il faut prendre en compte les conditions d’éducation dans des milieux moins favorisés que celui qui nous entoure, dans l’île, par exemple, avec des parents de CSP + ou ++, des équipements scolaires au dessus de la moyenne nationale, des effectifs en dessous…
Le projet de Ségolène ne s’adresse pas en priorité à ces personnes mais plus au milieu urbain dans lequel certaines tranches de la population vivent moins confortablement.
Tu l’as précisé, en France la scolarisation n’est pas obligatoire, c’est l’instruction qui l’est ! A partir de ce moment le choix reste aux familles.
D’ailleurs, des dispositifs liés à l’Education Nationale, comme le CNED, produisent des outils d’instruction d’un excellent niveau qui permettent de construire son parcours éducatif hors les murs de l’Education Nationale. (Pour autant il n’est évidemment pas donné à tout le monde d’avoir des parents capables de se transformer en prof 6 heures par jour, en terme de compétence et de disponibilité. Je sais de quoi je parle, j’ai donné…)
Par contre pour qu’il y ait choix il faut des structures et en Région Parisienne (que je cite car je connais ce terrain, mais cela vaut pour beaucoup d’autres endroits) trouver des places pour des enfants de 3 ans quand les parents pris par leurs obligations familiale souhaitent les scolariser, cela relève du parcours du combattant. Et tout le monde ne peut se tourner vers des structures privées qui lorsqu’elles dispensent un pré-enseignement de qualité (Ecoles Montessori par exemple) ne sont pas à la portée de toutes les bourse.
D’ou l’idée d’introduire la notion de scolarisation obligatoire à 3 ans, qui comme tu l’interprétais met en place l’obligation de moyens pour répondre à la demande. Les parents restent malgré tout maître de la décision.
Cette obligation de moyens se déclinent sous deux axes : les moyens matériels, à la charge des municipalités et les moyens humains qui seront du ressort de l’Education Nationale.
Les parents, quelque soit leurs opinions politiques ou pédagogiques, quelques soit leur niveau social seront placé devant un choix réel.
N’oublions pas que les livres grand public (tout se joue avant 6 ans de Dodson, rejoignent les observations les plus pointues de la psycho-pédagogie génético-cognitive : la construction de l’intélligence commence au premier jour de la vie. Ainsi les années qui nous intéressent dans ce projet 3 à 6 ans sont fondamentales.)
A mon sens il faudra que soit précisé aux parents qui souhaitent conserver leurs enfants auprès d’eux jusqu’à 6 ans, quelle sera leur mission éducative, en d’autres termes quels sont les prérequis à l’entrée en CP. Et valider ces prérequis…
26 février 2007 at 18:38
Mon cher Marcus : tu a écris plus haut:
post scriptum : un ami directeur d’école me dit que la ministre de l’enseignement scolaire Ségolène Royale a signé des circulaires ambigües ou des problèmes de terminologie autorisaient une grande marge d’interprétation laissant le personnel enseignant seul face à ces responsabilités. En cas de pépin, l’administration peut se couvrir et lâcher l’enseignant en en donant une toute autre lecture.
Que cherches-tu à dire : Qu’un directeur d’école de tes amis est une référence sur l’Education Nationale et sur la sémantique générale? Que ses compétences surpassent celles des rédacteurs des textes (qui comme tu le sais ne sont en aucun cas les ministres.)? Qu’un texte lorsqu’il n’est pas signé par Ségolène Royal n’est jamais sujet à interprétation ?
Que les textes signés par Ségolène Royal du temps ou elle était ministre délégué à l’enseignement scolaire, sous le ministère de Allègre, seraient ambigues, avec le plein accord des syndicats enseignants subjugués par son sex appeal ? Alors que ce sont eux qui auront a défendre le cas échéant l’enseignant en question, et que de toute façon comme tout employé il est sous la responsabilité de son employeur…
Je regrette que de tels posts puissent exister relayé par un webmestre qui souhaite que son blog soit un lieu de discution.
Citons les textes et parlons en..
Donnons des exemples concrets que nous pourons discuter…
Que ton directeur d’école soit anti-socialiste, c’est son droit le plus strict. Qu’il fasse preuve de mauvaise foi, bah… c’est la règle du jeu… (j’espère toutefois qu’il est plus lucide et honnête dans l’exercice de ses missions)
Que tu relaies ses pensées sans les passer au crible de ton sens critique, me semble par contre relever d’une position par trop partisanne…
Le droit de dire n’importe quoi est le droit le mieux partagé en ce moment. Essayons de garder des lieux ou ce droit ne devienne pas une obligation…
26 février 2007 at 18:51
Par contre j’entend ce que dit Cath.
Et je me permet de lancer une piste de réflexion…
Oui, tu as raison, les enfants français sont parmi ceux qui font le plus d’heures de cours par semaine.
Non tu as tort, ce ne sont pas ceux qui font le plus d’heure de cours… par an..
Ce paradoxe vient du nombre de semaines de classe qui est, en France trés faible.
Ce point à été évoqué par Mérieux lors de la brillante conférence qu’il a tenu durant les université d’été du PS en 2006.
Tous les pédagogues (et il y en a de droite comme de gauche. Sauf au FN !! étonnant…) sont d’accords sur ce point : Le rythme scolaire français n’est pas bon : trop d’heures par semaine et pas assez de semaines de cours par an.
En voici un sujet de réflexion qu’il est bon, dans cette colonne qui veut traiter d’éducation.
Je suis preneur de toutes les pistes…
27 février 2007 at 10:34
@ Pirate, par an, je ne sais pas. Je pense avoir vu que les heures de cours par an était parmi les plus élevées (mais à vérifier, ce que je vais faire).
Trop de vacances et trop longues, tu as ici parfaitement raison.
Une raison économique : encourager les déplacements et le tourisme, tout simplement.
Mettre les enfants au diapason des RTT et “x” semaines de congès des parents.
Je n’ai malheureusement aucune piste, le problème de l’éducation étant loin derrière moi et pour tout te dire (+ n’ai pas d’enfants), comme tu avais pu le remarquer dans le ton de mon premier commentaire, prends tout ceci avec une certaine légéreté pour une fois
Bonne journée !
27 février 2007 at 10:35
Un de mes commentaires doit être encore bloqué par l’antispam…
Merci de vérifier…
27 février 2007 at 11:39
Effectivement, je viens de le débloquer à la main : il est désormais lisible ici. Il était dans une série d’une dizaine de spams bien réels ceux-là. On s’gratte la tête pour comprendre quel fichu mot clé ou commande provoque cette mise en attente de modération. J’espère qu’on va finir par trouver
27 février 2007 at 11:56
Cath a écrit : Mettre les enfants au diapason des RTT et “x” semaines de congès des parents.
Pas tout à fait d’accord : Les textes réglementaires et les instructions officielles portent sur les durées quotidienne et hebdomadaire du temps de classe, la répartition des horaires par disciplines : loi du 28 mars 1882 (5 jours de classe), règlement scolaire de 1887 (durée journalière de classe 3h le matin, 3h l’après-midi, 30 heures par semaine), divers arrêtés de 1887 à 1969 sur la place des récréations, circulaire du 25 juillet 1959 sur l’aménagement de l’année scolaire en 3 trimestres équilibrés (37 semaines de scolarité et 15 semaines de vacances), diverses mesures (entre 1965 et 1977) sur le zonage géographique des vacances, et arrêté de janvier 1980 (premier essai de calendrier décentralisé).
Ceci montre que la situation actuelle a été conçue à une époque ou les RTT n’existaient pas et ou même la cinquième semaine de congé n’était qu’une idée considérée comme électoraliste…
par contre les raisons économiques que tu évoques ne sont pas anodines. En effet, le zonage des vacances de février et de Paques avait pour but d’augmenter la durée de la pleine période de remplissage pour les régions intéressées par l’”or blanc” c’est à dire les vacances à la neige.
la périodes de Noel et de vacances d’été étant fixes il en résulte un découpage inégal des trois périodes de travail scolaire situées entre ses vacances. Ainsi selon que l’on est en zone A, B ou C, et en fonction des années, de sérieuses inégalités apparaissent puisque l’équilibre ne se fait que sur la zone centrale.
Soit un système cohérent une année sur trois…
27 février 2007 at 12:26
Petit complément concernant le point 23 du Pacte Présidentiel de Ségolène Royal
Un rapport traitant de la politique familiale a été rendu public le même jour par la députée Valérie Pécresse (UMP).
Partant du constat que près de 60% des enfants de moins de six ans grandissent au sein de couples « bi actifs » et que ce sont essentiellement les femmes qui prennent un congé parental, il préconise de garantir un mode de garde pour le jeune enfant et d’inciter les pères à prendre une partie des congés parentaux, afin d’aider les femmes à concilier vie familiale et vie professionnelle.
Un autre rapport vient de sortir : Le rapport du Centre d’analyse stratégique sur le Service public de la petite enfance, rendu public le 14 février 2007.
Pour le CAS, la politique d’accueil du jeune enfant, qui fait intervenir de nombreux acteurs publics et privés (Etat, collectivités territoriales, CAF, milieu associatif, etc.) connaît de bons résultats, dont témoigne le niveau élevé des taux de fécondité et d’activité féminine. Cependant des améliorations doivent être envisagées, car l’offre d’accueil reste très hétérogène (tarification, répartition géographique, etc.) et des besoins sont insatisfaits.
27 février 2007 at 12:49
“.. il préconise de garantir un mode de garde pour le jeune enfant et …”
Ségo veut mettre les mômes en garde à vue ??
Mmm’bon, elle redevient enfin raisonnable ..
27 février 2007 at 12:53
Bon c’est bien gentil tout cela mais, et puisque les électrices sont plus vigilantes, voici un extrait du bras d’honneur d’une électrice qui résume parfaitement la situation (Chroniques du Yéti :
C’est reparti comme en 2002 et sans doute comme bien des fois avant ! À ma droite, un roquet suffisant qui jette en l’air des promesses comme on égrène un chapelet, mais n’a évidemment l’intention d’en tenir aucune. À ma gauche (juste parce qu’il n’y a plus suffisamment de place à droite), une bourgeoise empruntée et étriquée qui mange ses dossiers et se contente de débiter des lieux communs, toujours les mêmes, sur je ne sais quel pacte fumeux entre “elle” et les Français, sur le retour de je ne sais quelle confiance. Au centre, surgi comme un lapin d’un chapeau, le grain de sable de service façon potage fade qui finit par paraître épicé tant le reste du brouet est insipide. Et autour, un gros facho qui engrange sur les ruines, et quelques grelots éraillés jouant les faire-valoir en pure perte.
L’intégrale du bras d’honneur que l’électorat se prépare à infliger à cette classe de politiciens affligeants est ici.
J’ai décidemment l’impression que les professionnels de la profession politique ne croient pas plus à la société française contemporaine qu’il ne pourrait croire au Yéti. Je sens que dans quelques semaines, la baffe du Yéti va lourdement atteindre, d’une pierre deux coups, tout autant la blanche colombe que le roquet suffisant.
27 février 2007 at 14:08
@ Pirate : Ce que j’ai voulu dire : simplement relater le témoignage d’un ami d’enfance, directeur d’école, et qui me fait part de ses difficultés quotidiennes et de son avis. Il me dit par ailleurs, en référence à des conversations qu’il a avec ses collègues, dans le département de l’Isère, que l’image d’épinal d’un monde de l’éducation nationale acquis par avance au PS n’est plus la réalité du terrain, loin s’en faut. J’ai tendance à le croire et je trouve d’ailleurs cela plutôt sain.
Il est clair, si c’est ce que tu veux entendre, qu’il ne s’apprête pas à voter pour ta candidate favorite sans être pour autant militant d’un quelconque parti politique de droite, pas plus que moi-même d’ailleurs.
Pirate, je ne suis tenu ici, à aucun devoir de réserve ou de neutralité, il va falloir te faire une raison.
28 février 2007 at 10:01
Dont acte…
Je ne parlait pas de devoir de réserve et de neutralité. Sur ce blog tu es chez toi, tu fais donc ce que tu veux…
J’évoquais seulement un minimum de rigueur intellectuelle, sans laquelle les blogs se retrouvent au niveau des discutions du “café du commerce” (pas celui d’Ars mais celui de tonton Marcel à l’époque de “Jour de France”)
L’engagement politique n’est pas nécessairement la négation de l’intelligence et du sens critique…