Mission spéciale à Paris
Julia O’Brien m’avait prévenu, “méfie-toi des chinois” m’avait-elle confié.
![]() |
Ce n’était pourtant pas à Pekin que je partais en mission spéciale, mais à Paris pour infiltrer une bande de “malfaiteurs” sévissant sur la blogosphère. Une demi-heure d’avance, je ne risquais pas de rater mon train en gare de La Rochelle, mais l’enjeu était de la plus haute importance. |
| Après un briefing matinal, me voila, autour de midi, lâché seul dans Paris mais parfaitement concentré sur ma mission et mes objectifs. | ![]() |
Le contact doit être établi dans un restaurant chinois de la rue Saint-Jacques dans le Ve arrondissement. Cette tôle ne paye pas de mine mais la cuisine vaut le détour. Un peu avant 13.00, je suis en planque dans le square Saint-Séverin, Manou est la première repérée. Elle fait les cent pas devant une boutique et surveille alentour en passant des coups de fil. C’est clair : elle balise le terrain pour sa complice.
Effectivement, quelques minutes plus tard, Cath (Katioucha) se pointe en arrivant par le côté opposé. Classique !

Faisant mine de s’ignorer sur le trottoir, elle entrent dans le restaurant l’une après l’autre, à deux minutes d’intervalle.
Et c’est enfin Olivier Zablocki qui débarque (pris ici au débotté). Mais que vient faire le chef des services secrets polonais dans cette histoire ? La bande est au complet, c’est le moment d’entrer en scène

A l’intérieur, Manou photographie tout ce qui bouge.

J’ai rejoint le groupe. Ces deux filles sont vraiment délicieusement appétissantes, mais, passé treize heures et le ventre vide, certainement pas autant que ce fichu canard chinois dont je n’ai malheureusement pas retenu le nom…

Julia O’Brien me dira sans doute que c’est un manque de professionnalisme… Elle aura bien raison !
(à suivre…) *
La suite avec Manou sur le blog des ménagères.
La suite avec Cath sur Planetargonautes.
* Mais je n’ai peut-être pas dit mon dernier mot…
![]() |
En effet, au cours du repas, le vin blanc aidant, Cath et Zablo argumentent sec. |
| Jusqu’au moment où, poussée dans ses derniers retranchements, Cath lâche la phrase qui tue Olivier : “Ne te fous pas de ma gueule, Zablo !” | ![]() |
Manou n’en revient pas, tout le personnel du chinois non plus. Moi, je suis plié.




21 juin 2007 at 8:44
J’avais bien entendu ici et là que la Chine était un pays d’avenir… Et cette rencontre au sommet de nos barvardages respectifs ne m’a pas déçu ;o))
Excellent déjeuner pour de belles rencontres. Pour de précieux moments comme celui ci je suis ravie d’être une infime partie de la bloggosphère !!
La mission a donc réussi. Nous n’avons rien à envier à 007 ;o))
21 juin 2007 at 8:49
ps : Je vous envoie les micro films dans la journée !
21 juin 2007 at 9:00
Très heureux aussi de cette trop brève rencontre.
Mais ça va changer !
Merci d’avance Manou pour les photos à venir, ainsi que me le disait Cath, mon appareil numérique date de l’ère soviétique.
21 juin 2007 at 10:46
Mais euh Manou enlève cet appareil, on ne voit pas ta tête;)
21 juin 2007 at 10:55
Ceucidit… Si la nuit prochaine m’apporte des conseils avisés, il se pourrait que je mette ma trombine en ligne ;o))
21 juin 2007 at 11:48
> Ceucidit : Je ne veux pas définitivement griller mes correspondantes. J’attends de voir ce qu’elles vont publier.
> Manou : Ta jolie frimousse, tu veux dire ?
21 juin 2007 at 14:03
Retiens les conseils de la nuit, Manou ! Le monde entier a lui aussi le droit de tomber sous le charme, Marcus et Cath en sont témoins
21 juin 2007 at 15:36
Et moi je suis témouine de la situation la plus extravagante du monde.
En voici le compte-rendu que j’intitule : “Monsieur Bécassin monte à Paris et en repart très vite”
Monsieur Bécassin ayant son train direction La Rochelle à 17h50…
nous avons baguenaudé sous le soleil et dans le Marais (Monsieur Bécassin voulait absolument aller voir les messieurs) jusqu’à ce que je commence à observer que l’animal étant à mes côtés physiquement, n’était plus que l’ombre de lui-même mentalement : une sombre tragédie se jouait sous son crâne.
Les yeux de Monsieur Bécassin tournaient dans tous les sens et j’ai bien cru qu’il allait se trouver mal, tout en me demandant, bon sang, dans quelle galère me suis-je encore embarquée… ?
Après avoir quémandé une limonade, avalée en un seul gloup tout en faisant semblant de m’écouter
(c’était, je le jure, la première fois de l’après-midi que j’arrivais à en placer une, Monsieur Bécassin, avant de se trouver bizarre, n’ayant pas arrêté de babiller non stop !),
Monsieur Bécassin a fait mine de quitter l’estaminet sans payer, tout en piaffant.
Je le rattrape et regarde ma montre, 16h20….
Monsieur Bécassin, mais que t’arrive-t’il donc ?
Je veux pas rater mon train !
Mais, nous sommes à deux stations de Châtelet et de là, via ligne 4, tu es à trois jets de pierre de Montparnasse ?!?
Oui, mais je n’aime pas être en retard, répète Monsieur Bécassin.
Oui, mais là, tu pousses un peu car tu commences à devenir discourtois à regarder ta montre à chaque balancement du bras gauche alors que tu es en ma présence, que tu as près de deux heures devant toi et que tu n’écoutes plus un mot de ce que je te dis.
C’est à mon tour de parler, et tu t’en fous.
Arrête de courir comme ça le long du trottoir, rue Saint Antoine, à te demander où est ce fichu métro Saint Paul !
Peine perdue, Monsieur Bécassin n’entend plus rien et a passé la troisième.
Je tente de lui montrer une église, un hôtel 18ème, un très bon charcutier, un marchand de fleurs.
Monsieur Bécassin a perdu toute notion de civilité “il va râter son train, c’est sûr !!!!”
Arrivés au métro, je m’arrête une nano seconde pour prendre le Direct Soir qu’on me tend. Sous l’oeil courroucé de Monsieur Bécassin.
Cette nano seconde va le perdre, c’est évident
Au moment où nous descendons les marches, ligne 1, le métro se pointe.
Monsieur Bécassin saute tout l’escalier, alors que des rames, ligne 1, il y en a toutes les deux minutes et qu’il a encore 1h3/4 pour arriver à Montparnasse…
Je bondis à sa suite dans la rame de tête, bondée bien entendu.
Il est tout gris et me demande de produire à nouveau mon plan du métro “pour être sûr”. Je m’exécute, car à ce stade, plus que deux stations à supporter Monsieur Bécassin et je suis prête à embrasser de joie toute la rame !
Métro Châtelet ! C’est la première fois que je suis si heureuse de rallier cette station. Après un rapide smack smack sur les deux joues, Monsieur Bécassin sort de mon champ de vision et disparait …. dans la mauvaise direction
Bien fait pour lui, hi hi hi !!!!
Je trouve une place, m’assois et m’endors. Arrivée à la Défense, train direction ma banlieue lointaine dans laquelle j’arrive à… 17 h 20…
Entretemps, Monsieur Bécassin est-il parvenu à la Gare Montparnasse… ?
Il semble que oui puisqu’il bouge ses arrêtes sur divers blogs ce jour et ce ne doit pas être de dessous un pont de Paris.
Il convient de préciser, en forme de conclusion, que Monsieur Bécassin, ne sait pas non plus se servir d’un portable
Ce fut une rude journée. J’ai sauté mon diner, l’estomac noué à bloc et suis allée me coucher tôt, la télé ayant de toute façons décidé de nous lâcher hier soir.
J’ai retrouvé dans mon lit Monsieur Mon Mari, dit Youkinot, en train de jouer la bête humaine, dans le rôle de la locomotive.
Je vous le dis = ce n’est pas une vie !!!
:)
21 juin 2007 at 16:39
La Katioucha est de retour.
La Diva a sauté son diner mais elle oublie de vous dire qu’elle avait mangé plus que de raison à midi. Il y a des témoins. A sa décharge, ce canard chinois avait peut-être encore du plomb dans l’aile.
Autrement, la vie parisienne n’est pas faite pour moi, mais ça… Je le savais déjà.
21 juin 2007 at 18:52
Un bon début de roman d’espionnage…à quand la suite…
21 juin 2007 at 20:37
Ça part en vrille, ça commençait avec James Bond et ça finit avec Mister Bean.
21 juin 2007 at 21:30
Mouah ah ah… Perso je préfère le charme de James !! mais bon, je dis ça, je ne dis rien !!!
22 juin 2007 at 10:38
Et oui, c’est ce qui fait la différence entre Michel Ange et Michel Drucker, d’un côté la chapelle Sixtine, de l’autre des concours de pétomanes….
Manou, pour info, James est pédé comme tous les anglais, ce qui ne les empêche pas de figurer parmi les meilleurs amants au monde… juste en passant
22 juin 2007 at 10:43
En fait Marcus qui n’a jamais quitté l’hexagone ou si peu, a une âme de “Stanley et Livingstone” dans son récit, un petit côté “je suis à l’affut des grands fauves que j’apperçois de loin entre les obstacles”.
Puis une description des restes du repas des indigènes.
S’ensuivent quelques mots sur leurs moeurs, enfin ce qu’il en suppose.
En s’estimant heureux d’être encore vivant après chaque aventure… C’est quasi homérique à la fin :
heureux qui comme Ulysse
n’a pas raté son train…
22 juin 2007 at 10:54
Attention à ne pas être démasqué
22 juin 2007 at 17:23
Trop tard !
22 juin 2007 at 18:08
Ah la la, Monsieur Bécassin, le prochain coup, c’est nous qui venons dans ta belle région. Nous on s’en fout de louper le bac, on prend le suivant et avec mention, s’il vous plait
22 juin 2007 at 18:23
Chouette !
Ce sera le plus grand événement depuis le débarquement des anglois en l’an de grâce 1627.
22 juin 2007 at 22:58
J’espère que tu n’as pas dit ton dernier mot !! Et que nous n’allons pas rester sur cette déclaration macabre qui nécessite enquête… Miss Cath est sur la sellette ;o))
Et sinon j’adooooooooooooore la zik de James !! Une fois encore, fan un jour, fan toujours !! Et non Cath, tous les rosbeefs ne sont pas de la jaquette ;o))
23 juin 2007 at 8:28
Ils sont tous de la jackette Manou mais comme je te le disais, cela ne les empêche pas d’être ambidextres !!!
Pour mon plus grand plaisir (passé, oh souvenirs…..)
23 juin 2007 at 9:53
C’est quoi ce délire ? Je n’ai jamais dit ne te fous pas de ma gueule Zablo,
je lui ai dit plutôt “quoi ! je rêve ! c’est vraiment toi Olivier qui a fait tout ça ?
mon dieu, raconte”
Et voilà Zablo parti dans un récit à la Zablo, avis aux néophites > passez votre chemin.
Et moi de plus en plus impressionnée par Zablo, je perds un centimètre (de hauteur, pas de tour de taille hélas) à chaque mot de Zablo qui tombe de ses lèvres amadouesque
23 juin 2007 at 9:55
Cette suite, c’est, comme vous pouvez vous en douter :
“la vengeance de Monsieur Bécassin”
Zablo m’a dit que tu lui avais fait le même coup à Bordeaux hi hi hi !!!!
23 juin 2007 at 10:02
Pas le temps de répondre à tes menteries de suite pour cause de commande de camescope.
Bientôt plein de jolies vidéo de l’île de Ré et de La Rochelle, qui vont tous vous ravir. Enfin j’espère.
23 juin 2007 at 10:45
Moi j’ai une mémoire de poisson rouge légendaire alors je ne me rappelle de rien ;o))
Youpi pour les futures super vidéos !
23 juin 2007 at 12:26
Houuuu ! Manou la jésuite
23 juin 2007 at 12:55
Que les néophytes se rassurent, un récit à la zablo, cela veut simplement dire un récit qui commence au big bang et se termine à la fin de l’histoire. Moins compliqué qu’il en a l’air (le récit)
23 juin 2007 at 13:24
Je ne sais plus ce qui est vrai dans toute cette histoire. Ah si, les chinois ! Super sympa en plus.
23 juin 2007 at 13:28
Oui en dépit du lien de Cath où la critique est vive sur l’accueil, je les ai trouvé très gentils et souriants les chinois !! Surtout quand Zablo s’est improvisé photographe !! Un moment d’anthologie ;o))
23 juin 2007 at 13:33
Ne m’en parle pas, J’en ai encore des crampes abdominales.
24 juin 2007 at 16:16
Non, rien, c’est juste pour faire le 30e commentaire.
24 juin 2007 at 17:18
Mouah ah ah !!! On est jamais mieux servi que par soi même !!
24 juin 2007 at 22:57
Manou aurait-elle eu le dernier mot de cette histoire ?
25 juin 2007 at 8:48
Quelle critique, quel accueil ?
J’y vais tout le temps au Mirama, ils sont chinois, quoi, font pas dans le romantisme, mais ils sont très gentils et leur canard font dans la bouche “un jésus en culotte de velours” !
Oui, Zablo est un esprit fort par contre, pour prendre une photo après qu’on lui ai dit où appuyer et comment régler la profondeur de champ, c’est un vrai zèbre de la pampa : le doigt à 15 cm du bouton et collé contre le mur du fond pour tous nous avoir sur la photo.
Alors, je l’ai prise cette photo ?
Mais non, comment peux tu faire, le doigt levé ???
bref
26 juin 2007 at 0:14
Je vous avais pourtant prévenu… Ne soyez pas surpris si vos agapes au Mirama ont permis de financer l’implantation locale du Guoanbu ! Ce seront les restaurants tibetains de la zone de la Montagne Sainte-Genevieve qui en paieront encore le prix…
26 juin 2007 at 7:31
Je le crains !
28 juin 2007 at 12:29
Je constate qu’il n’y a pas que Chez Tsou (toujours dans le Marais) que le pti vin blanc coule à flot entre blogueurs et que les appareils photos font clic clac, à peine couverts par les fous-rire.
Président Marcus… mes respects de l’heure du déjeuner !
28 juin 2007 at 12:46
Certes.
Bonjour Antonia,
Merci d’être passée, je trouve ta prose remarquable et je crois que je vais y revenir régulièrement.