Méditation
Pas vraiment envie d’écrire ni de bloguer ce soir.
Est-ce le temps, est-ce les gens, ou bien cet été en demi teinte ? Sans doute un peu tout à la fois. Il y a des journées épuisantes sans l’être vraiment et je ne saurais dire pourquoi, où j’éprouve le besoin de reprendre mon souffle.
Alors ce soir, entre 19 et 20 heures, je suis allé me promener du côté de la Flotte, près de l’abbaye des châteliers et sur le sentier du douanier (sentier littoral) qui passe sur la falaise à la pointe des barres. Je voudrais vous faire profiter de cette sortie… apaisante, un peu comme comme une invitation au voyage… à trois kilomètres… de chez moi.

La baie de rivedoux depuis la Prée.

Au milieu du XIIe siècle, Eble de Mauléons Seigneur de l’Ile de ré et de Châtelaillon offrit aux moines de l’ordre de Citeaux des terres pour y bâtir une abbaye au lieu dit “le Breuil Châteliers”. Ce monastère fut détruit à plusieurs reprises : pirates, guerre de 100 ans (1294), guerres de religions (1623) date à laquelle les moines abandonnèrent l’Ile de Ré. Son fronton Ouest peint en noir et blanc servit longtemps de repère à la marine.

Classée monument historique en octobre 1987, ce site exceptionnel a fait l’objet de diverses campagnes de fouilles et de restauration et d’embellissement. On est bien loin aujourd’hui du roncier qui entourait l’abbaye dans les années soixante-dix.



Une réunion de blogueurs en ce lieu où chacun aurait voix au chapitre serait tout indiquée, car c’est précisément la salle capitulaire… une salle à la belle étoile. Chiche on la fait ?


Champs de blé sur la falaise surplombant le pertuis breton qui sépare l’île de Ré de la Vendée… coucou Ecaterina





Il longe la falaise et il faut faire très attention. Plusieurs imprudents, en vélo notamment (c’est interdit à juste titre) sont tombés.


Et pour finir, le fort la Prée vu depuis le pas de l’écluse des moines. Une écluse à poissons bien sûr.

Et puis, pour me remettre complètement en forme, j’ai pris une ou deux… cuillères de ce merveilleux remède contre les nuages dont seule cette fille de la marine de l’autre bout du monde a le secret. Quel délice !
Enfin, comme un bonheur n’arrive jamais seul, je reçois ce soir la photo d’une blogueuse si proche de l’île de Ré et si loin à la fois. Mais ça, c’est rien que pour mes yeux et j’espère que vous ne m’en voudrez pas de faire le mystérieux.

28 juin 2007 at 23:13
Le début de l’été est toujours en demi-teinte sur l’ile.
28 juin 2007 at 23:18
Bonsoir Bio,
Bien souvent, c’est vrai.
29 juin 2007 at 9:15
coucou d’une charentaise très loin de sa région d’origine (mais qui va se faire une platrée d’huitres et de coquillages quand elle arrive) ..
et puis la complainte du phoque en alaska…..ha la la ….
29 juin 2007 at 10:29
Superbes photos, marcus, qui rappellent à Titus son dernier séjour à l’île de Ré, il y a trois ans… Ah, ce soleil ! Quand je regarde par la fenêtre (gris, gris, gris !), ça fait rêver, crois-moi, et ça redonne un peu de pêche. Merci pour ça !
29 juin 2007 at 13:25
Il fait froid et pas très beau à Paris alors un ciel bleu de l’Ile de Ré redonne le morale. Je ne connais pas trop ce coin de l’Ile en plus.
29 juin 2007 at 14:38
On est tous sur la même longueur d’ondes les amis. Ca rassure pas, mais ça tient un peu plus chaud au coeur.
Jolis coins, bon air, c’est pour quand le bonheur…. ?
29 juin 2007 at 15:10
Cath > c’est quand le bonheur ?
En fait, où que l’on soit, le bonheur est souvent devant nos yeux et nous ne le voyons pas.
Sais pas ! Je demanderais à Cali la prochaine fois qu’il reviendra aux Francofolies de La Rochelle.
Ceucidit >c’est un des plus jolis coins de l’île de Ré, le plateau entre les deux dépressions de Rivedoux au sud et de La Flotte au nord, domine le pertuis Breton. Le soir en toutes saisons, avec la lumière incidente, les lumières sont superbes et les couleurs changeantes…
Chaque saison permet de découvrir une île différente.
J’en ai d’autres, c’est comme les spots de surfs, je ne dis pas tout
Titus > Content de faire un peu partager de ma vision du paysage. En plus, je vais bientôt changer d’appareil photo. Cath m’a dit sans détours (tu la connais) que j’avais un numérique datant de l’ère soviétique, c’est à peine exagéré.
Note bien que tous les matins ici aussi c’est la grisaille et il ne fait pas chaud.
Okatarinabella > Charentaise de surcroît ! Promis, je passerai plus souvent chez toi.
29 juin 2007 at 21:24
Même si je connais trés bien ce secteur, j’apprécie quand tu le décris avec autant de poésie et d’amour.
29 juin 2007 at 21:47
Merci de la balade! je n’ai pas souvent le temps de prendre l’air du net, alors quand c’est comme ça c’est agréable…et merci de la précision pour le chapitre; je me suis chapitrée moi même de l’avoir oublié!
1 juillet 2007 at 5:29
Trés belle balade, merci Marcus.
Je suis ravie que “le reméde contre les nuages fonctionne bien !!”
1 juillet 2007 at 17:29
quel dépaysement… que c’est apaisant…
Voici donc notre salle des Ministres ?
3 juillet 2007 at 11:25
Effectivement, idéale pour un gouvernement dans le vent.
15 septembre 2007 at 15:57
[…] ls en culture situés en contiguïté avec le pertuis Breton. Je vous en ai déjà parlé ici. Je me faisais aussi cette réflexion. Le couple c’est un peu comme le paysage, p […]
17 octobre 2007 at 20:59
[…] r chercher des Saint-Jacques toutes fraîches, pêchées du matin dans le pertuis Breton, face à l’abbaye des Châteliers à la pointe des barres très précisément. C’est u […]