A toutes les pantouflettes
Cet été maussade aura sûrement laissé des traces sur la blogosphère qui fait sa rentrée de septembre en demi-teinte.
Aujourd’hui je voudrais faire un clin d’œil à ces amies blogueuses qui, voyant l’automne venir - le 23 septembre précisément - ont, pour partie d’entre elles au moins, choisi de réduire la voilure. J’entends par là : réduire le rythme effréné de leurs publications quasi-quotidiennes, si ce n’est même de disparaître purement et simplement des écrans radar sans crier gare.
Je ne citerai personne évidemment, de peur d’en oublier ne serait-ce qu’une seule et de m’en faire grief à jamais.
En traversant le village de La Flotte, une pensée m’est venue en passant devant cette ruelle :

Nos cendrillons du clavier auraient-elles troqué leurs pantoufles de verre contre une douillette paire de charentaises pour pantoufler tranquillement au coin du feu tout l’hiver ?
Certes les raisons ne manquent jamais : panne d’inspiration, nouveau travail, temps mort pour réfléchir et voir venir, lassitude passagère et même, à l’opposé, une “stratégie du manque” pourquoi pas.
Ce constat, un peu tristounet je vous l’avoue, pose aussi la question plus pertinente de savoir quel est le bon rythme, pour un blog ?
Or la réponse à cette question n’est peut-être pas si évidente que cela. Qu’en dites vous ?
23 septembre 2007 at 1:33
Peut-être le désir s’accroît-il quand l’effet se recule …
…
23 septembre 2007 at 3:12
Avec un blog sur Canalblog, http://dnaqmx.canalblog.com , c’est l’aspect chronophage qui m’a rebuté. L’interface très lente avec Safari, c’était laborieux de charger les images etc. Firefox a beaucoup arrangé les choses, mais la “ligne éditoriale” d’un blog influe aussi énormèment sur sa fréquence de mises à jour.
Dans notre cas, avec nos DNAQ, nous avons sensiblement baissé le nombre d’activités intéressantes ainsi que de la nouveauté (on ne fera pas plus d’un post pour parler de “faire les courses en hiver avec une luge). Nous sommes désormais dans une sorte de routine…
Mais je pense qu’un blogger traverse forcèment cette période creuse… “mais ça sert à quoi?”.
23 septembre 2007 at 8:58
Mon cher Marcus, le bon rytme c’est forcément dans notre propre présent, depuis cette mesure étrange, cette ondulation de surface que beaucoup faignent ignorer et qui s’appelle maintenant …. Bloguer ça sert à quoi? demande Xavier, ça sert à échanger, à bouster, à aimer …..
Pat…
23 septembre 2007 at 9:18
“Ca sert à quoi”… “quel rythme”… Ces interrogations m’ont toujours laissée perplexe.
J’ai ouvert mon premier blog il y a plus de deux ans. Sans me poser de question. Un article, c’est quand j’en ai envie. Je me mets devant l’écran, sans préméditation aucune, et c’est parti…
Bon, d’accord, j’écris des livres et je suis une pipelette du clavier.
Petit clin d’oeil, un peu “fille de l’Atlantique”, mes enfants vivent en Savoie où ils sont nés et où je vais retourner vivre.
23 septembre 2007 at 9:58
C’est comme l’amour ou la (pas si) quotidienne crotte :
ça vient quand ça vient mon coco chéri
De fait…
ps : ouh la la, qu’est ce que j’ai dit encore ????
23 septembre 2007 at 10:39
Le bon rythme c’est quand je me fais plaisir
le bon rythme c’est quand j’ai un truc à dire…
le bon rythme c’est quand ce que j’écris me plaît
le bon rythme, c’est quand j’ai une idée.
Le plus dur, c’est de tenir le cap, comme (chez moi) le rangement, promener tous le jours le chien 2 heures, gym… des trucs qui procurent du plaisir certains, mais pas évidents à mettre en oeuvre ou en route de façon régulière.
le bon rythme, c’est quand même au minimum une fois par semaine.
(oh l’énormité et la légèreté du du commentaire de cath!…).
23 septembre 2007 at 11:45
> Cath : chéri chéri, C’est pas Alice Sapritch qui disait ça aussi ?
> Valérie : une bonne définition plurielle du bon rythme, merci.
> Joyce : “j’écris des livres et je suis une pipelette du clavier.” Evidemment, ça aide.
J’espère au moins que ce n’est pas Modane ? Sinon ton horizon risque singulièrement de se rétrécir. Je te souhaite une bonne migration.
> Pat et Xavier : bien vu !
> Cyberds : Je ne sais trop que dire
23 septembre 2007 at 12:31
moi mon rythme c’est mon bio rythme…………………..
23 septembre 2007 at 13:10
Entre deux perfs… T’es un sacré bonhomme Monsieur Pascal.
23 septembre 2007 at 13:29
de ta part suis touché,rares sont ceux qui savent aller regarder derriere les masques………………..
23 septembre 2007 at 13:30
L’avantage d’être deux mains sur un clavier et de ne rien s’imposer. Le jour où ça coince, on arrête.
Le bon rythme c’est quand l’envie est là.
Cath, ton com, j’adoooore.
23 septembre 2007 at 15:11
Et quelles mains !
Si cela avait été au piano, les sœurs Labèque auraient eu de sérieuses rivales.
23 septembre 2007 at 15:19
@Joyce et Patlesarthois
La question que j’ai posé… ce n’était pas pour avoir une réponse, c’était pour dire qu’un blogger peut traverser une période creuse et remettre en question son blog, c’est tout!
Le blog de ma copine et moi, DNAQ (Mélanie et Xavier au Québec), c’est un blog pour nos amis et notre famille, pour leur dire ce qu’on fait d’intéressant, etc. La première année c’était l’année de la découverte, y’avait plein de choses.
Ensuite, moins de sorties (bah oui, on est là pour étudier quand même, lol)… et dans notre entourage il y a eu des plaintes “pas mis à jour” etc. Alors on a commencé à “élargir” avec des messages sur nos soirées, pas forcèment passionnant… et puis ma grand-mère s’est plaint : “il y a trop de cuisine Xavier”. :-/
On ne va quand même pas parler de nos profs et de nos cours!?!?!?!
M’enfin voilà… le lectorat détermine aussi la fréquence de publication. J’avais lu sur un blog une bloggeuse qui expliquait qu’elle n’était plus trop inspirée, mais que la fréquentation de son blog ainsi que les commentaires faisaient qu’elle se sentait obligée de poster…
23 septembre 2007 at 16:21
> Xavier : “le lectorat détermine aussi la fréquence de publication.”
C’est clair ! Initialement, je pensais avoir un lectorat plus local disons. Je l’ai aussi mais il est très silencieux et ce n’est pas très motivant. Aujourd’hui il s’est élargi et c’est tant mieux.
“Se sentir obligé de poster même en panne d’inspiration…”
Oui sans doute, on risque aussi de se prendre au jeu.
Se prendre au sérieux : C’est grave Docteur ?
24 septembre 2007 at 9:04
Modane ! Quand j’ai connu le père de mes enfants il y a… pfff 36 ans à peu près, il me conseille d’aller me promener un dimanche à Modane…
Inconsciente que j’étais… Je lui envoyé une carte postale ! Il pensait que je connaissais. Ben j’ai vu, je suis reviendue…
non, c’est Aix les Bains, avec “vue sur lac”. C’est mieux, non ?
24 septembre 2007 at 11:25
Ah ! le lac du Bourget. Quel plan d’eau magnifique, même si quelquefois - quand les nuages s’approchent de la Dent du Chat - ses coups de vents soudains peuvent être redoutables. j’en ai vécu un terrible qui avait dévasté le camping de l’île aux cygnes au Bourget du Lac où je me trouvais. En quelques minutes tous les voiliers sur le lac avaient dessalés (on dit ça aussi en eau douce ?) et une houle s’était formée.
Aix-Les-Bains, c’est la classe, n’ayons pas peur des mots.
Le massif du Revard et sa forêt auquels la ville, résolument ouverte sur le lac, tourne le dos sont restés authentiques et superbes. Et puis Annecy et Chambéry ne sont pas loin.
Le seul truc c’est la baignade, je préfère me baigner en mer, parce qu’il n’y a pas les puces de canard.
24 septembre 2007 at 13:04
Je vois que monsieur est connaisseur… Oui,c’est superbe. Le plus grand lac naturel de France, celui de Lamartine.
Le coup de vent dont tu parles s’appelle “La Traverse”. Je l’ai vécue il y a longtemps, sur un voilier qui n’a pas “dessalé”, mais qui tournait en rond alors que la nuit tombait. Brrrrrrrrrrrrrr
Les puces peuvent bien quitter les canards, égoïste que je suis, pour que je me baigne il faudrait que l’eau soit à 30°… et ça… c’est pas gagné !
J’ai le projet d’aller un jour “en Ré”, je te demanderai des tuyaux parce que je ne connais pas !
Mais oui, il y en a encore au moins une !
24 septembre 2007 at 13:51
Bien volontiers.