Coup de sifflet final… Il est où le Président ?

Ma fille m’avait pourtant prévenu avant le match, mais j’avais du mal à la croire :

Tu verras, papa, si la France perd, on ne verra plus le Président après le coup de sifflet final :( (sic). Si la France va en finale, ce sera évidemment tout le contraire. :)

De fait, lors du quart de final de légende remporté sur les valeureux All-Blacks à Cardiff, les caméras s’étaient attardées longuement sur le sourire victorieux et triomphant de Nicolas Sarkozy.

Bien vu Marcussette ! Ce soir au stade de France tu avais vu juste.

Avant le match, ça partait bien, avec une Marseillaise présidentielle à pleins poumons. Puis les choses ne vont pas toujours comme on le souhaiterait, la défense anglaise s’est montrée coriace. Pas grave après tout, ce n’est qu’un jeu, PAS VRAI ? Enfin retentit le coup de sifflet final et… pas de finale justement. L’équipe de France éliminée n’a pas déméritée pour autant.

Pourtant dès cet instant, il n’y aura plus aucune image du Président. Il n’y en avait plus depuis un bon moment d’ailleurs. Tout se passe comme si le Président, si prompt à plastronner en cas de victoire ne devait surtout pas, ni de près ni de loin, être associé à cet instant.

Permettez-moi de penser qu’il n’est pas de chef qui ne soit grand sans savoir l’être aussi dans la défaite.
Je juge personnellement cette attitude mesquine et puérile avec la sévérité la plus grande.

Ça c’est pour le Président de la République, avec tout le respect que je lui dois.

C’est aussi, à tout le moins, pour ses cons…eillers en communication et leurs cireurs de pompe de chez…

Dans cette relation incestueuse du pouvoir, avec le sport spectacle et les puissances de l’argent, ce sont peut-être les mêmes hommes, qui sait ?

Messieurs, il va falloir trouver autre chose et vite, car j’ai le sentiment très net que les jeunes sont plus attentifs que vous ne le pensez et qu’il n’accepteront pas d’être pris pour des cons très longtemps.

Mais quand même une bonne nouvelle :

Enfin, ça dépend pour qui.

17 réponses à “Coup de sifflet final… Il est où le Président ?”

  1. Manou dit :

    “L’équipe de France n’a pas déméritée pour autant.”
    Euh, on a vu le même match ? Les anglais n’ont pas démérité et nous on a pas eu la méga niaque !!! Bravo à eux (même si ça m’arrache la gueule de dire ça !!)
    Pour Sarko… Il a bien dit qu’il était le Président de la France qui gagne ?
    il reste droit dans ses bottes ;o((

  2. Joyce dit :

    Heu… je ne me suis pas posé autant de questions.
    J’ai regardé ce qui se passait sur le terrain. Pour le reste…

  3. Mimie in vivo dit :

    On s’est fait la même réflexion au cours des quelques périodes de flottement de cet étrange match, crispant et frustrant à souhait, oui il y en a eu… Mais où est Nico ? A la fin, on était tellement dépités, qu’on y a plus pensé… à Nico. Mesquin, je ne sais pas, mais puéril, ça ne fait aucun doute, les hommes qui construisent leur vie autour du principe que la win est une fin en soi ont tous cette forme d’immaturité, il suffit de regarder autour de soi. Il est à espérer que Nico ne soit pas confronté au pire dans ce mandat. Dans le même temps, et heureusement, il n’est pas tout seul aux commandes…
    Bon dimanche !

  4. justmarieD dit :

    Dis donc elles ont l’esprit aiguisé les Marcussettes ! J’avoue que je suis la spectarice pénible qui se bidonne à chaque commentaire creux (autant dire tous les commentaires) bon sang mais faudrait couper le son (et le mien) pour pouvoir regarder le jeu tranquille, du coup la tension montant à l’inverse du score je me suis fait jeter avant la fin et j’ai pas vu l’absence de Nicolas qui ne m’étonne pas du tout … et je suis bien contente de voir que les jeunes ne sont pas duppes pour deux sous, c’est rassurant pour eux mais puéril et irresponsable pour lui.

  5. marcus dit :

    > Manou : disons sur l’ensemble du parcours, les histoiriens de l’ovalie retiendront surtout l’exploit de Cardiff qui avait probablement laissé des séquelles. Nous savions les anglais redoutables et Wilkinson en particulier encore une fois décisif quoique pas au mieux de sa forme ni de sa chance.

    > Joyce : “panem et circenses” c’est une vieille histoire. La communication et la gestion millimétrée de l’image présidentielle va être intéressante à regarder de près. J’avoue que si ma fille n’avait pas pointé là dessus je serais aussi passé à côté. Je me souviens aussi de Mitterrand quittant le PC du pas de tir de Kourou sans dire un mot, après qu’une fusée Ariane soit aller rejoindre les crabes en haute mer, juste avant de se raviser et de revenir partager cet échec avec les ingénieurs.

    > Mimie : la win-attitude, je cherchais le mot et tu me le sers sur un plateau (de TV ? où il n’y a même plus arrêt sur images pour en parler).

    Enfin si, très bientôt sur le web : http://arretsurimages.net/

    > Marie : Les Marcussettes ont effectivement l’esprit aiguisé, et le verbe aussi. :lol:
    Ah les mufles, juste parce que tu parlais “un peu” !… Tu me fais penser à ma belle-sœur qui parle tout le temps pendant les films. :-)

  6. minimoi dit :

    je n’ai pas vu … ici ils sont justes bons à me rendre sur les nerfs dans ce genre de match … çà crie, çà hurle, çà engueule , non moi je voudrais juste regarder çà tranquillou et savourer le beau jeu . Donc j’ai fui les lieux et loupé cet épisode … mais qui ne m’étonne absolument pas ! j’aurai pris le pari comme Marcusette !

  7. Norah dit :

    Le contraste est édifiant entre le début et la fin du match.
    Comment encore croire que TF1 n’est pas “la chaine présidentielle”
    Rappelez vous de certains “transferts” de l’équipe de campagne du président à TF1.

  8. Dom dit :

    Marcussette a l’oeil incisif ! Oui, c’est agréable de constater que la jeunesse garde les yeux ouverts. Les miens à vrai dire n’ont pas fait attention à l’absence du petit, j’étais trop focalisée sur notre Chabal écroulé sur la pelouse. Rendez-vous dans 5 ans, pour une coupe du monde (pour les présidentielles aussi, eh eh)

  9. pascal dit :

    et oui!
    le reflet de notre société en fait…………

  10. marcus dit :

    > Minimoi : Beugler pour un match quel qu’il soit est quelque chose que j’ai personnellement bien du mal à comprendre. Mesdames je vous plains sincèrement.

    > Norah : La tentation d’être la TV du prince, quel qu’il soit, existe en effet à TF1. C’est tellement plus facile.

    > Pascal : absolument exact !
    Après le “on a gagné” du samedi 6, c’est désormais “ils ont perdu” du samedi 13.

    Il est tout de même intéressant de s’interroger sur la construction de l’image de l’homme de pouvoir à travers cette win-attitude (jogging filmé par exemple) où à travers l’image du couple présidentiel, quitte à mettre en temps opportun le couvercle sur la marmite.

    Ce n’est pas nouveau. Chaban Delamas, alors premier ministre, aimait monter les marches de Matignon en petites foulées devant les caméras. JFK n’était pas avare de photo avec son épouse Jackie.

  11. okatarinabella dit :

    moi hier au soir nicolas j’en avais rien à peter…mais alors …à un point t’imagines même pas…tout ce que j’ai vu c’est mon chabal à terre, malheureux et voir un grand gaillard comme ça et ben moi ça m’émeut…voir un homme pleurer ……..bouhhhh ça me touche grave
    ;-)
    oka

  12. marcus dit :

    Tu es une grande sentimentale, Oka.

    Je suis sûr que tu serais aller le réconforter toi-même en le prenant dans tes bras, s’il n’y en avait pas déjà plein d’autres pour le faire ;)

  13. okatarinabella dit :

    vi…exactement !!! tu l’as dit : sentimentale je suis ;-)

  14. Valérie dit :

    et si c’était la faute aux journalistes, qui zooment sur un président en cas de victoire, et sur les pauvres trognes des perdants en cas de défaite ? Quand j’écoute leurs commentaires, quand je les vois parfois faire, j’ai parfois honte.

  15. marcus dit :

    Faut pas Valérie, c’est eux qui devrait avoir honte.

    Ceci étant, j’aimerais bien savoir, dans un pays ou la presse n’est pas soumise à la censure mais, nuance, reste très dépendante de la publicité des annonceurs, comment s’établissent les savants équilibres entre devoir d’informer et souci de plaire (ou de ne pas déplaire c’est égal) à ces derniers et ou au pouvoir qui leur est proche.

    Car c’est bien désormais tout le problème de la proximité du Président avec certains propriétaires ou grands annonceurs qui pose problème au regard de la liberté de la presse.

    Au cas présent il est possible en effet que les consignes aient été données à la régie par la direction de TF1 où que la réalisation l’ai fait d’initiative estimant cela préférable.
    J’observe toutefois que lorsque le Président demande la presse, celle-ci ne fait jamais défaut et il n’est pas lui-même, en temps ordinaires, avare d’images.

  16. elcab1 dit :

    Ce Sarko, il est vraiment partout, même aux manettes des caméras de TF1. :lol:

  17. marcus dit :

    Par personnes interposées, c’est clair.