Et si ça finissait par une révolution ? (épilogue)

Qui assurera le leadership pour renouveler la pensée politique dans l’Union Européenne ?
Réactionnaire ou révolutionnaire ?
Nicolas Sarkozy, serait-il tenté d’imprimer sa marque dans l’histoire en inscrivant résolument son action politique à contre-courant et en prenant, mine de rien, le contre-pied de la pente glissante libérale mais sans s’y opposer frontalement ?
Malgré l’aspect réactionnaire d’un retour au capitalisme industriel et familial de grand-papa, sa politique de civilisation ne fait-elle pas figure, au moins par contraste avec la pensée unique dominante et planétaire, de doctrine révolutionnaire ?
Le défi climatique, la crise énergétique qui se matérialise, le récent krach des places financières pourraient bien lui donner des arguments et une marge de manœuvre politique pour plaider (il est avocat) en faveur d’une nouvelle conception d’une l’économie - toujours dans un cadre général de l’économie de marché - mais réorientée au service de l’homme et du développement durable. C’est bien de sa capacité à changer le cours des choses que tout dépendra. Annoncer des initiatives fortes ne suffira pas. Il faudra des résultats.
Trouvera-t-il l’indispensable écho européen à ses initiatives ?
| Rien ne se fera sans l’Europe et il le sait parfaitement. Sera-t-il en mesure (avec le soutien d’Angela Merkel) de prendre le leadership dans l’Union Européenne pour mener cette croisade, car c’en est une à n’en pas douter. Bonaparte, devenu Napoléon 1er avait en son temps su faire l’unité contre lui en Europe. Nicolas Sarkozy sait aussi surprendre ses adversaires là où on ne l’attend pas.(1) Il a aussi cette manière singulière de brûler les ponts derrière lui comme pour s’obliger à aller de l’avant. |
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Ainsi par exemple, le soir de sa victoire quand il déclarait : “je ne vous mentirais pas, je ne vous trahirais pas, je ne vous décevrais pas”, (propos curieusement retranscris par ses scribes au conditionnel).
Révolution ou pas ?
Nicolas Sarkozy parviendra-t-il à créer une dynamique pour moraliser le capitalisme du XXIe siècle ? Si ce n’était pas le cas, la déception les frustrations, l’amertume seraient immenses et il y aurait alors un risque réel d’exaspération assis sur une large base populaire avec un retour de flamme très probable, pas seulement dans les urnes.
Je ne vois pas de perspective révolutionnaire dans les pays émergents dont la plupart sont très largement dépourvus de droits sociaux et syndicaux quand ce n’est pas tout simplement la liberté d’opinion et de la presse qui font carrément défaut. Je ne la vois pas non plus surgir dans le tiers-monde confronté à une misère extrême. Je la verrais plutôt reprendre la forme d’un mouvement contestataire radical et violent, pourquoi pas de type insurrectionnel, sur notre vieux continent européen… par exemple ici, en France, précisément. Je ne le souhaite pas évidemment.
Impensable, me direz-vous ? Mais que penser alors des actions de sabotage sur le réseau des voies ferrées pendant la grève pour la défense des régimes spéciaux par exemple. Acte isolé et réprouvé par les organisations syndicales, sans doute, mais qui interpelle, qui en dit long sur une certaine forme d’exaspération et de violence latente.
Dans l’apathie idéologique générale et face au libéralisme triomphant, la politique de civilisation, serait-elle alors une alternative “révolutionnaire”, une chance à saisir ?
Il y a cependant deux écueils :
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- Le premier est que les partenaires européens ne fassent pas leur, ce brillant concept.
- Le second est que Henri Guaino lui en souffle un nouveau avant six mois.

Dans les deux cas, il serait alors légitimement permis de penser que les français ont bel et bien envoyé Don Quichotte de la Manche à l’Élysée, ce dont je ne suis pas encore vraiment persuadé.
Mais si, au contraire, Nicolas Sarkozy réussissait ce tour de force de s’imposer sur la scène internationale et de mener à bien cette croisade qui va évidemment de pair avec celle de l’environnement, cela serait une vraie révolution pacifique - pas nécessairement un long fleuve tranquille - qui permettrait de faire l’économie d’une révolution dans la rue et de ses inévitables drames, tout en redonnant une perspective et du sens à l’Union Européenne.
Face au capitalisme financier dominateur et triomphant, est-il encore permis au politique d’éclairer un autre chemin ?
(1) : - implosion du FN - ouverture politique à gauche - traité simplifié européen.

28 janvier 2008 at 8:59
En raison de problèmes techniques le fonctionnement de ce blog est momentanément perturbé. Désolé.
28 janvier 2008 at 11:42
Youuuuuuuuuuuuuuhouuuuuuuuuuuuuuuuu le blog de Marcus refonctionne ;o)))
29 janvier 2008 at 13:25
Heureusement parce qu’une tribune libre avec des commentaires qui ne fonctionnent pas !
Texte très intéressant, j’en suis sans voix ! Je ne mouille pas comme ça hihi !